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Le Mans. La nuit des Chimères, ils trouvent ça « génial ! »... |
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Le Mans, mercredi 5 août 2020. Les premiers spectateurs sont là dès le début des projections, au pied de la cathédrale. © Le Maine Libre - Denis LAMBERT
De Laval, du Val-de-Marne ou du Mans, les spectateurs apprécient le nouveau spectacle des chimères.
Les Chimères font recette tous les soirs et pas seulement le week-end. Pour preuve, le public qui se presse en cette soirée de la place du Jet-d’Eeau à la grande muraille gallo-romaine, en faisant le tour de la cathédrale Saint-Julien puis en battant le pavé de la cité Plantagenêt.
C’est beaucoup à voir en une seule soirée !
Ils sont venus de Laval en famille, Raymonde et Jo, les grands-parents, Fabienne et Yoann les parents et leurs trois filles, Louise, 16 ans, Juliette, 13 ans et Zoé, 7 ans. Une première pour eux : « Les Chimères, la cathédrale, la vieille ville, la muraille, tout ça est une découverte pour nous, » explique Raymonde. « Pour le moment, nous n’avons vu que le Porche royal et les Anges musiciens et nous sommes déjà très impressionnés. C’est beaucoup à voir en une seule soirée mais nous sommes venus là pour cela », ajoute-t-elle en invitant toute la famille à se diriger vers les Jacobins.
Quinze ans après
Place du Jet-d’Eau, Jocelyne et Sylvie regardent admiratives le spectacle concocté par Skertzó et projeté sur le chevet de la cathédrale. Elles arrivent du Val-de-Marne. « J’étais venue lors de la première édition, il y a quinze ans, » explique Sylvie. « Ça a bien changé ! »
Et Jocelyne d’ajouter : « sans le contexte actuel, nous n’aurions sans doute pas décidé de venir sur deux journées au Mans pendant nos vacances. Je découvre et je ne regrette pas ! ». Il leur restera à apprécier, notamment, la projection iconographique du Manceau Nicolas Boutruche sur la grande muraille.
Une démarche citoyenne
C’est ce qu’un groupe d’Angevins, guidé par Eric, un Sarthois, découvre et commente : « Je n’ai pas tout retrouvé du Petit Prince mais je viens de comprendre que c’est un mixte avec la vie de Saint-Exupéry. Je ne savais pas qu’il avait vécu au Mans », déclare Hélène. « C’est vrai que cela manque un peu d’explication, » intervient Bernard « mais les images, ici comme à la cathédrale, sont très belles et j’apprécie quand l’argent du contribuable revient sous cette forme au citoyen. C’est mon côté ancien syndicaliste qui ressort ! » Ils vont alors rejoindre le reste du groupe pour une remontée par la Cité Plantagenêt.
« C’est génial ! »
Hélène et Jean-Claude, retraités manceaux, ont fait le chemin inverse avec Alban, leur petit-fils de 13 ans : « Les Chimères, nous y venons tous les ans depuis le début. Nous sommes fans. Les dessins, les animations, les couleurs nous enchantent même si parfois nous ne comprenons pas tout. Le spectacle des années précédentes sur la muraille était très bien mais il fallait le renouveler. Celui sur Saint-Exupéry nous plaît bien. Quant aux portraits sur les arbres, c’est génial ! ».
>>> Que voir, et où ?
Le spectacle est partout (cathédrale, muraille et vieille ville). Les images oniriques de Skertzó sont devenues partie intégrante des façades de la cathédrale, des animations époustouflantes sur le chevet, des statues qui reprennent vie sur le porche royal ou encore ce concert inattendu d’Anges musiciens sur le porche du Cardinal Grente.
Sur la grande muraille, le photographe et vidéaste manceau Nicolas Boutruche rend hommage à l’auteur du Petit Prince par une célébration très personnelle du 120e anniversaire de la naissance d’Antoine de Saint-Exupéry qui passa au Mans une partie de son enfance.
Et il y a cette vingtaine de portraits des héros du confinement projetés sur les arbres dans toute la vieille ville par le Marseillais Philippe Echaroux, un artiste urbain dont les œuvres étonnantes, inattendues, intrigantes sont particulièrement appréciées des Mancelles et des Manceaux.
Les chimères ont lieu tous les soirs à la tombée de la nuit pendant deux heures jusqu’au 13 septembre.