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Le Mans. Jérôme Robart : "Les probables dernières enquêtes de Nicolas Le Floch"1 |
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Le Mans. Jérôme Robart : "Les probables dernières enquêtes de Nicolas Le Floch" © Le Mans. «Le Vieux Mans offre un cadre de travail très agréable grâce à un site très bien protégé ». Photo "Le Maine Libre", Denis Lambert
Depuis mardi et jusqu'à ce mercredi soir, Nicolas Le Floch, héros de la série télé, livre ses dernières enquêtes dans les rues du Vieux Mans. Entretien avec Jérôme Robart ravi de rechausser les bottes du limier de Louis XVI.
"Le Maine Libre" : Après deux ans d’absence, Nicolas Le Floch revient à la télévision. Pourquoi une si longue pause ?
Jérôme Robart : Parce que France Télévision traverse une période un peu compliquée. Il devient plus difficile de s’engager sur une série historique comme Nicolas Le Floch qui est forcément plus coûteuse qu’un téléfilm contemporain. L’écriture de ces deux épisodes a été commandée au printemps 2013, mais le feu vert n’a été donné qu’en janvier dernier.
Est-ce à dire que ce seront les derniers galops du héros imaginé par Jean-François Parot ?
Sauf à réunir un audimat exceptionnel, soit davantage que les 4,5 millions de téléspectateurs attirés en moyenne, il est probable que la série s’arrêtera après ces deux tournages. Nous réalisons « Le noyé du Grand canal » cette année puis « Le cadavre anglais » est programmé en 2015. L’engagement de la chaîne ne va pas au-delà.
Depuis « L’homme au ventre de plomb » diffusé en 2008, le Nicolas Le Floch a évolué. De quelle façon intervenez-vous sur le personnage ?
C’est un plaisir de le retrouver justement parce qu’il mûrit au fil des saisons. Je rechausse ses bottes progressivement et nous échangeons beaucoup avec Philippe Bérenger, le réalisateur. Et puis maintenant, nous formons une équipe rodée.
Comment définiriez-vous le caractère de Nicolas Le Floch ?
À ses débuts, il avait la fougue de la jeunesse et du fin bretteur. Maintenant, aux grandes chevauchées, il préfère le carrosse ! Il est surtout devenu meilleur joueur d’échecs. Le Floch se « Sherlockolmise », fréquente les hauts personnages de la cour. Son côté marquis de Ranreuil est plus affirmé.
C’est réjouissant de réaliser les cascades d’un film de cape et d’épée ?
Je réalise celles qu’on m’autorise. C’est l’un des plaisirs du genre. En ce qui concerne les combats à l’épée, nous les travaillons en amont afin qu’ils soient harmonieux, que le corps et l’esprit s’accordent. C’est important de développer la ruse à côté de la puissance !
Le rythme de tournage est très soutenu. Comment vous préparez-vous ?
Nous tournons un épisode d’une heure trente en 21 jours ce qui représente un rythme dingue. Quand le travail est si compact, il faut être prêt immédiatement. Sans attendre notre arrivée au Mans, cadre des premières séquences, je suis déjà au travail avec une répétitrice.
Vous avez pu mesurer sur les réseaux sociaux l’attachement du public au personnage mais aussi à l’acteur...
Facebook permet de répondre directement à ceux qui s’adressent à vous. C’est une façon de converser et ces échanges ont permis des rencontres réelles. Je suis frappé par la grande bienveillance des gens.
Nicolas Le Floch ainsi que la série Mafiosa vous ont rendu plus populaire...
Nicolas Le Floch m’a rendu plus visible. Après les 5 millions de téléspectateurs des premiers épisodes de Le Floch, j’ai craint un peu naïvement de ne plus pouvoir sortir. Or rien de cela n’est arrivé, si ce n’est que la bijoutière en bas de chez moi m’a salué d’un « bonjour Jérôme » inédit. Depuis, je connais aussi son prénom !
+Télé : Nicolas Le Floch en tournage dans la Cité Plantagenêt
Radio Alpa 107.3 fm Le Mans mais aussi en direct sur www.radioalpa.com