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Le Mans. Ce jeudi, jour de grève dans l’Éducation nationale, au moins 24 écoles seront fermées... |
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Au Mans (Sarthe), plus de vingt écoles seront fermées, jeudi 13 janvier 2022, jour de grève dans l’Éducation nationale (photo d’illustration). © archives Ouest-France
La Ville du Mans (Sarthe) se prépare à ce qui est annoncé comme une journée de mobilisation record dans l’Éducation nationale, ce jeudi 13 janvier 2022. Mais doit faire face à ses propres contraintes de personnel à cause de l’épidémie de Covid. Et pour la municipalité en place, la politique du ministre Jean-Michel Blanquer suscite là aussi l’incompréhension.
Ce jeudi 13 janvier 2022, l’appel à la grève s’annonce record dans l’Éducation nationale. À la Ville du Mans, les services se préparent à faire face. « Avec les chiffres que nous connaissons [mercredi, à 15 h], qui ne sont pas forcément définitifs, nous savons que 24 écoles seront totalement fermées, les enseignants n’étant pas présents. Sept seront ouvertes. Nous n’avons pas les informations pour onze d’entre elles », comptabilise Cécile Leroux, adjointe en charge de la politique éducative, aux écoles et à la vie scolaire.
Un service minimum à l’ancienne école des Maillets
Un service minimum d’accueil va être ouvert, dans l’ancienne école des Maillets, de 8 h 30 à 16 h 30. Ce mercredi, on totalisait une quinzaine d’inscriptions. « Les écoles qui seront fermées ont été informées et ont pu communiquer la marche à suivre aux parents, précise l’élue. Par ailleurs, les enfants ne pouvant rentrer déjeuner chez eux auront la possibilité de pique-niquer dans leur école, en étant encadrés », là où la cantine ne sera pas assurée. Mais, reconnaît Cécile Leroux, « l’idéal, ce jour, reste de trouver une solution de garde par ses propres moyens pour éviter le brassage »
D’autant que la municipalité elle-même subit déjà les répercussions de la flambée de l’épidémie ces derniers jours. Avec « 110 agents (Atsem, animateurs, personnels de restauration…) absents car cas contact, positifs au Covid ou devant garder leurs enfants. Ce nombre a doublé en une semaine. » Pas facile dès lors de mobiliser du personnel.
« Le ministre n’est pas à la hauteur »
Du personnel que l’élue mancelle tient à saluer : « S’ils n’étaient pas là au quotidien pour se battre et réactualiser les méthodes et les moyens sur place pour s’aligner aux protocoles qui ne cessent de changer tous les jours, les écoles seraient depuis longtemps fermées. »
Taclant au passage la politique nationale conduite par Jean-Michel Blanquer, et que les municipalités peinent à mettre en application : « Il est très clair que le ministre n’est pas à la hauteur. Tous les jours, la Ville et les agents, sont en constante réflexion pour pouvoir faire fonctionner nos écoles avec ces nouvelles décisions, même si elles ne sont pas logiques, applicables et viables. La municipalité doit combler ces manquements. » Treize agents ont, par exemple, dû être embauchés pour pouvoir désinfecter les classes à la mi-journée et subvenir aux besoins de la restauration, pour garantir le respect des mesures de protection.
Des capteurs de CO2 uniquement dans les cantines
Au total et pour un coût de 6 000 €, ce sont 42 capteurs de CO2 qui ont été installés dans des restaurants scolaires manceaux. Ces derniers sont au nombre de 53. « Il nous manque donc onze capteurs, commandés l’an dernier, mais nous sommes toujours en attente de livraison ». Une décision que la municipalité justifie par le fait qu’il s’agit du « seul endroit où l’on retire les masques actuellement, explique Cécile Leroux. En installer dans les 550 classes des écoles de la ville coûterait 75 000 €. Une telle somme pour dire « ouvrez la fenêtre », je pense qu’il est préférable d’avoir le réflexe d’aérer régulièrement. »