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Le Mans – Voivres. Les handimarcheurs d’Earta à l’Élysée pour défendre 250 emplois... |
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Les handimarcheurs d’Earta, place de l’Opéra à Paris, mercredi 2 septembre. © Earta
Les salariés de l’entreprise adaptée Earta qui possède trois sites en Sarthe (50 salariés) et un en Loire-Atlantique (100 salariés) ont achevé leur « handimarche » ce mercredi 2 septembre 2020 devant l’Élysée à Paris. Ils n’ont pas été reçus mais ont remis un document pour réclamer la sauvegarde de leur emploi et dénoncer une opération financière « indigne ».
Ils réclamaient cinq minutes au président Emmanuel Macron pour sauver 250 emplois. Les portes de l’Élysée sont restées fermées (le président était à Bagdad). Ils n’ont pu que remettre un document d’une centaine de pages expliquant leur combat pour garder leur emploi et une opération financière indigne
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Ce mercredi 2 septembre, une centaine de salariés de l’entreprise adaptée Earta – spécialisée dans la reprise et le tri des invendus de presse – ainsi que leur patron Didier Rio ont marché en début d’après-midi de Charenton à l’opéra Garnier, en passant par l’Élysée. Cette « handimarche » avait débuté le 17 août à Couëron. Depuis cette date, les salariés d’Earta avaient fait étape dans des mairies pour alerter de la menace qui pèse sur leur entreprise.
« Nous n’allons pas baisser les bras »
Nous n’allons pas baisser les bras et nous allons continuer à faire parler de nous
, prévient Didier Rio. La présidente de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, sera lundi 7 septembre sur le site de voivres-lès-le mans. Mercredi, nous manifesterons devant le siège parisien du groupe Free dirigé par Xavier Niel, actionnaire du Monde et patron de Louis Dreyfus. Dès samedi, nous allons interpeller les députés de La République en Marche
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Durant la première quinzaine de juillet, Earta a appris que son mandat avec France Messagerie – ex Presstalis, en dépôt de bilan depuis mai 2020 – n’était pas renouvelé. France Messagerie est présidée par Louis Dreyfus, également patron du groupe de presse Le Monde. Ce mandat représente 30 % du chiffre d’affaires annuel d’Earta, soit 2,3 millions d’euros. Cette non-reconduction compromet l’avenir des 250 salariés, dont 150 en Sarthe.