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Le Mans. Les salariés d’Earta reçus en mairie... |
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Les salariés d’Earta sont venus en nombre devant la mairie Mancelle, pour préserver leur emploi. © Le Maine Libre
Lundi 24 août 2020, une quarantaine d’employés d’Earta - société adaptée - a été reçue en mairie du Mans. Contre la perte de leur emploi, ils entendent poursuivre leur marche jusqu’à l’Élysée.
Depuis le 17 août, une quarantaine de salariés de l’entreprise adaptée Earta - possédant deux sites en Sarthe et un en Loire-Atlantique où est également le siège social - effectuent une marche pour défendre leur emploi.
Après avoir été reçus en mairie de La Flèche vendredi 21 août, ils étaient reçus ce lundi 24 août en mairie du Mans, espérant un gros soutien
, explique Catherine, 40 ans, salariée depuis un an de l’entreprise.
On ne peut pas travailler en milieu ordinaire, et [l’Établissement et services d’aides par le travail (ESAT)] ce n’est pas fait pour nous. Il n’y a quasiment pas d’autres entreprises adaptées au Mans
, s’inquiète Catherine. On a besoin de la bienveillance des chefs, de pouvoir prendre notre temps.
Leur activité est menacée par le non-renouvellement du mandat avec France Messagerie – ex Presstalis. Soit une perte conséquente pour Earta, 30 % du chiffre d’affaires annuel.
« Leur vie sociale dépend du travail »
On est que des Smicards, ils nous enlèvent un boulot
dit agacé Émile Prono, délégué syndical CFDT Centrale et délégué CSE. Et ce boulot, est aussi un repère
qui rythme leur journée. Leur vie sociale dépend du travail
poursuit Émile Prono.
La seule menace de perdre leur emploi est une source de stress qui nuit à leur santé. Dans la conjoncture actuelle, c’est compliqué pour un valide de trouver un travail. Alors pour un handicapé, en plus en entreprise adaptée, c’est peine perdue…
Une marche jusqu’à l’Élysée
On va inscrire dans le temps notre démarche, cela montre aussi que les hommes et les femmes en situation de handicap sont en capacité de se dépasser »,
lance Didier Rio, fiers de ses guerriers et guerrières
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Ils se rendront prochainement à Chartres, Rambouillet, Versailles, et espèrent mettre un point final à leur initiative le 31 août prochain, au Palais de L’Élysée.