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Le jardin des Remparts se refait une beauté... |
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Un cadran solaire en buis occupe le centre du jardin. Dominique Mansion, Pierre Rouleau et Gérard Lecoz travaillent autour.
Créé en 2005, le jardin aux 150 variétés est revu de A à Z. C'est une équipe de bénévoles de l'association Mons Mirabilis qui s'y attelle.
« Le jardin médiéval fait partie intégrante de la visite de notre petite cité de caractère, rappelle Clothilde Rouffort, présidente de Mons Mirabilis, binette et gants de jardinage en main, ce lundi. C'est à une refonte totale que nous allons procéder. D'abord, on le met en conformité aux toutes récentes règles d'accessibilité pour tous. On élargit donc les allées, on pourra y venir avec des poussettes. On veut que ce soit aussi une alcôve, un endroit sympa pour faire halte, se reposer, discuter à l'ombre. Bref, on le revoit de A à Z. »
Le jardin est au pied des remparts. On peut y accéder par la route ou prendre la rue qui part au café de la Salamandre. C'est plus joli par la rue étroite, mais avec un court sentier pentu ombragé. Le jardin des remparts est bien indiqué. C'est en mai, juin et juillet qu'il est le plus beau.
Un ancien dépôt sauvage d'ordures métamorphosé
« Le jardin a été créé en 2005, rappelle Clothilde Rouffort. Avant, c'était un ancien dépôt sauvage d'ordures. C'est mieux maintenant, non ? Tout est d'inspiration médiévale, sans strict souci d'authenticité. On y a mis des bancs en pierre dès 2005 et la déco du milieu, c'est un cadran solaire végétal en buis. »
Trois personnes travaillent avec Clothilde Rouffort. Dominique Mansion est le seul professionnel présent. Il vient de la Maison botanique de Boursay (Loir-et-Cher). « Les Croisés, autant que les Romains, nous ont importé des plantes venues d'ailleurs, rappelle-t-il. On y a pensé pour les plantations. On a bien 150 variétés ici : plantes aromatiques, médicinales, fleurs, légumes anciens. Des petites ardoises donnent les noms de chaque plante. »
Pierre Rouleau et Gérard Lecoz, des bénévoles de Mons Mirabilis, plaisantent : « Et on y remet de l'oseille, comme ça l'association n'en manquera plus. » Plus sérieusement, ils montrent de la raiponce qu'ils replantent. « Au Moyen-Âge, cette variété comestible était très prisée sur les tables. Elle a un goût de radis. »
Des planches de chêne qui viennent d'arriver délimiteront les six carrés de plantes. Des noisetiers déjà offerts et plantés par Jean-Marie Copleutre bornent le jardin. L'entretien sera ainsi rendu plus facile, et tout le monde s'y impliquera, avec Evelyne Lecoz et Michel Prince, absents ce lundi.