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Le festival Plein Champ connaît un nouveau succès au Mans... |
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Plein Champ, c’était la fête jusqu’au bout, avec ici la fanfare Mouv’n’brass, dimanche soir. On a compté 58 000 visiteurs, pour cette 7e édition. © Ouest-France
Avec 58 000 visiteurs, cette édition 2025 du festival Plein Champ du Mans (Sarthe) fait encore mieux que les années passées. L’arrosage estival a à peine contrarié l’événement dédié au street art et aux cultures urbaines.
Le festival Plein Champ du Mans (Sarthe) fait mieux chaque année et s’impose comme la référence, dans le domaine graphique, en France. « On a compté 58 000 visiteurs, se félicitait le maire, Stéphane Le Foll. Et dès jeudi, tous ces enfants… On en avait plus de 500 en même temps ! On a du mal encore à mesurer la portée du festival… À ce propos, on va publier dans deux jours les bornages avec les portables. L’an dernier, 200 000 personnes avaient été comptées du côté de la gare. Là , c’est énormément de monde. » Un sacré week-end, avec les Chimères, Le Mans Classic, le Festival des fiertés… « On n’arrête pas », souffle l’édile.
Cette édition a été vaguement contrariée par la pluie dominicale. « Du coup, les gens sont arrivés à 16 h, dès qu’il a fait beau. Ils reviennent, plusieurs fois, ils sont contents. » Le plaisir d’un événement gratuit et familial.
Côté artiste, la satisfaction se lisait sur les visages. Tout le monde a pu finir sa fresque à temps, comme le Toulousain Weks Van Hillik, auteur du fabuleux nautile. « À part quelques retouches, j’ai pu finir samedi, concède l’artiste, ce qui m’a permis de descendre de la nacelle et d’échanger avec le public, les gens qui avaient suivi l’évolution. »
« Pour moi, c’est le meilleur festival de France »
La pluie ne l’a pas gêné, contrairement à son camarade barcelonais Slim Safont, sur le grand cube. « Déjà , il n’a pas la même méthodologie, explique Weks. Il fait de l’hyperréalisme, il bosse à l’acrylique. C’est beaucoup plus sensible. Nous, à la bombe, ça sèche vite, grâce au support et au cagnard. »
Son collègue Stom500 abonde en son sens. Surtout, il insiste sur l’ampleur de l’évènement manceau : « Ici, c’est clairement l’étape où il faut absolument passer, quand tu es street artiste. J’ai jamais entendu une seule personne dire qu’elle n’a pas aimé. Il y a un respect, une curiosité. Pour moi, c’est le meilleur festival de France, car ça réunit beaucoup de grosses pointures dans la peinture. J’ai jamais vu 50 000 personnes, en France, qui passent exprès pour voir des peintres. »