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Le centre de formation de la Croix-Rouge du Mans contraint de fermer : les élus de gauche du Département s’insurgent... |
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L’institut de formation en soins infirmiers de la Croix-Rouge, au Mans, compte près de 400 élèves. Ils se mobilisent depuis l’annonce de l’arrêt des aides de la Région Pays de la Loire qui menace directement la pérennité du centre. © Archives Ouest-France
Le 17 février 2026, le conseil régional des Pays de la Loire a fait savoir qu’il ne verserait plus d’aides à l’Institut de soins infirmiers (Ifsi) de la Croix-Rouge, au Mans (Sarthe). Conséquence : le centre de formation va être contraint de fermer. Laissant sur le carreau des salariés et plongeant les étudiants dans l’inquiétude.
Dans un territoire où la santé doit être une priorité absolue et alors même que le manque de personnels soignants est criant, la décision de la présidente de la Région est absolument incompréhensible et brutale.
Les élus de gauche du conseil départemental de la Sarthe sont indignés et ils le font savoir, ce vendredi 27 février 2026, dans un communiqué.
La raison de leur colère ? Le conseil régional des Pays de la Loire a fait savoir, mardi 17 février 2026, qu’il allait mettre fin au financement des formations de l’Institut de soins infirmiers (Ifsi) de la Croix-Rouge, au Mans (Sarthe).
Trop cher, estime la Région
Une décision qui menace directement trente emplois et plonge près de 400 étudiants dans l’inquiétude. Ces derniers ayant d’ailleurs ouvert une pétition pour tenter de sauver leur Ifsi. De son côté, la Région justifie ce choix par un coût de la formation jugé trop élevé : On a fait le choix de retenir les instituts qui ont le coût à la place le moins élevé, ce qui permet de financer plus de places
, indiquait le cabinet de la présidente, Christelle Morançais.
La qualité reconnue de longue date des formations de cette institution historique mérite mieux que ce mépris. La présidente de la Région démontre encore une fois que ses décisions sont uniquement guidées par les considérations financières au détriment de l’humain et des autres collectivités engagées pour la santé sur le territoire
, tancent les élus de gauche sarthois. Qui demandent à la Région de revenir sur cette décision.