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La Flèche. Brodard & Taupin se lance dans l’impression de mangas... |
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Virginie Hamm-Boulard, directrice, et Jean-François Delaunay, responsable de la maintenance et des travaux neufs, préparent l’arrivée d’une nouvelle rotative dans l’usine de La Flèche. © Le Maine Libre
L’imprimerie fléchoise investit dans une nouvelle rotative spécialisée dans l’impression de bandes dessinées japonaises et de livres de poche jeunesse. Le démarrage de la production est prévu au cours du premier trimestre 2022. Cette diversification de l’activité se veut un moyen de consolider le chiffre d’affaires de l’entreprise et de pérenniser les emplois.
La production est assurée actuellement et, depuis plusieurs années, par deux rotatives. La Cameron imprime les ouvrages de littérature générale (grands formats) et la KBA les livres de poche. Dans quelques mois, le parc de machines de production va s’étoffer au sein de l’usine Brodard & Taupin à La Flèche.
Nous allons installer une nouvelle rotative qui sera spécialisée dans l’impression des mangas et des livres de poche jeunesse
annonce Virginie Hamm-Boulard, la directrice de l’imprimerie fléchoise.
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En quête de nouveaux marchés
Une nouvelle bécane pour des productions nouvelles. Aujourd’hui, nos machines actuelles ne sont pas en mesure d’imprimer ce type d’ouvrages. Or, c’est un marché qui est en plein essor. On avait déjà ce projet-là avant la crise sanitaire ; elle y a mis un frein ; l’investissement a été gelé pendant plus d’un an. On a relancé le projet en début d’année
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La rotative de marque Timson est attendue pour le début de l’année prochaine. Il s’agit d’une machine d’occasion complètement refaite. Coût de l’investissement : 850 000/900 000 €. La production des mangas et des livres de poche jeunesse est prévue pour le premier trimestre 2022.
Des éditeurs ont déjà pris contact avec l’imprimerie sarthoise. Quelques clients ont eu vent de notre projet et nous ont interrogés, notamment sur le manga, parce qu’ils recherchent des imprimeurs ».

Les dirigeants de Brodard prévoient de créer une troisième équipe sur l’activité brochage. Le Maine Libre
Investir pour mieux rebondir
L’annonce de l’acquisition de la nouvelle rotative intervient exactement un an après un plan de réduction des effectifs sur fond de difficultés financières. L’acquisition de la nouvelle rotative n’est pas présentée comme le signe d’une santé resplendissante retrouvée, mais plutôt comme le moyen d’y parvenir.
Ça va un peu mieux
concède Virginie Hamm-Boulard, cet investissement va nous permettre de consolider les résultats de l’entreprise sur le long terme, et de pérenniser l’emploi sur le site.
Ce projet est un peu vital pour nous. Il va nous permettre de remonter la pente. L
’objectif est de faire venir du volume, donc assurer un chiffre d’affaires supplémentaire à l’entreprise, et d’améliorer très sensiblement nos résultats ».
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La directrice revient sur la passe difficile traversée par Brodard & Taupin : Les dernières années étaient compliquées pour nous, on avait du mal à trouver une rentabilité sur ce site, parce que notre chiffre d’affaires était trop limité, et nos machines principales d’impression étaient à saturation ».
Des embauches à la clé
Ce surplus d’activité nécessite un accroissement de la masse salariale. « On prévoit que ce projet générera, à terme, entre 10 et 15 emplois » souligne Virginie Hamm-Boulard. Des embauches qui seront étalées dans le temps. A priori sur deux ans. Une première salve de recrutements est en cours en partenariat avec Pôle emploi.
Brodard & Taupin emploie actuellement 110 personnes. Selon les volumes de production, des intérimaires (une quinzaine au maximum) complètent cet effectif.