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La Ferté-Bernard. La Société du Pays fertois fête ses 30 ans... |
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William Sassi explique les paysages en fonction de la géologie. © Le Maine Libre
Fertois depuis trois ans, le géologue William Sassi – à la retraite depuis 2018 –, lequel a fait carrière à l’Institut français du pétrole, s’est entre-temps initié à l’archéologie par l’entremise de la Société du Pays fertois. Ayant exercé dans la géologie structurelle dont l’objet est l’étude des déformations des bassins sédimentaires au Venezuela, au Pakistan, aux États-Unis, au Canada et Mexique, il a mis ses compétences à la disposition de la Société, concernant par exemple l’origine de tel ou tel menhir dont on s’efforce de situer la zone d’extraction, lointaine ou locale.
Quatre manifestations en juin
D’où la conférence qu’il a donné dans la salle patrimoine de l’office du tourisme, à l’invitation de ladite Société, sous l’intitulé suivant : la géologie du Val d’Huisne et du Perche sarthois. C’était là une manière d’approfondissement des fouilles archéologiques, mais aussi de célébrer les 30 ans d’existence de la Société.
Quatre manifestations ont ou sont en outre organisées avant l’été : une conférence portant sur l’identification des corps de soldats polonais tombés pendant la bataille de Normandie, à laquelle participe l’un des sociétaires.
Ce 17 juin, à partir de 10 heures, les découvertes de la Société seront exposées dans le jardin de l’office du tourisme, à l’occasion des Journées européennes de l’archéologie ; la matinée sera consacrée aux scolaires tandis que l’après-midi, à partir de 15 heures, familles et enfants seront bienvenus.
Le 18 juin, la Société donne rendez-vous au public à Gréez-sur-Roc pour une animation en partenariat avec la fondation Jean-Jousse, du nom de cet instituteur qui a découvert le site néolithique de cette localité, qui abrite désormais un musée dédié.
Une revue en automne ?
Enfin, une nouvelle revue intitulée Patrimoine et culture en Perche sarthois devrait paraître à l’automne, où il sera question, non de sous-sol, mais de ce qui en émane ou y piétine sous forme de nourritures terrestres et patrimoniales, mais surtout rabelaisiennes, dit François-Xavier Ducellier, président de la Société.