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Il y a 80 ans, le 5 janvier 1944, un B-17 Américain tombait à Aubigné-Racan... |
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Le bombardier « Baby Dumpling », dont voici l’équipage, a été abattu au lieu-dit les Hunes, le 5 janvier 1944. © Ouest-France
Jacky Emery, historien amateur manceau, est toujours en recherche d’informations à propos du crash d’un bombardier américain survenu dans la commune le 5 janvier 1944.
Il est 12 h, le mercredi 5 janvier 1944, quand les enfants sortent de l’école. Déjà dans le ciel volent des morceaux d’aluminium. Mme Denet, l’institutrice, pressentant un danger, fait rentrer précipitamment ses filles dans l’école. L’avion qui commence à se désintégrer en vol est un B-17 de l’US Army Air Forces, appelé aussi forteresse volante. Du nom de Baby Dumpling, il appartient au 532 th Bomber Squadron du 381 th Bomber Group. Parti tôt le matin de la base de Ridgewell en Angleterre, après avoir déversé ses 2 275 kg de bombe sur la base aérienne de Tours, il rentre de mission pour un retour à la base.
Touché par la chasse ennemie
L’appareil a été touché par la chasse ennemie. « Baby Dumpling sera le seul appareil perdu lors de cette 57e mission. L’avion va s’abattre au lieu-dit les Hunes, sur la route du Lude. L’équipage a pu sauter en parachute », relate Jacky Emery, historien manceau amateur. L’appareil, livré à lui-même, se brise en touchant le sol. Le lieutenant William C. Walker trouvera la mort en tombant dans la carcasse de l’avion en flamme.
Ses neuf autres équipiers sont les lieutenants Zeman, Montgomery, Bisagna, les sergents Sinquefield, Givan, Leroux, Carter, Chevraux et Day. Ces héros connaîtront des fortunes diverses lors de ce crash. Zeman, Leroux et Chevraux parviendront à se soustraire à l’occupant. Aidés par la résistance locale, ils rejoindront l’Angleterre et reprendront leurs places dans le combat pour la liberté. Les six autres compagnons auront moins de chance puisqu’ils seront capturés et termineront la guerre dans les camps de prisonniers en Allemagne.
William C. Walker était fils unique
Aujourd’hui, 80 ans après les faits, l’histoire de ce drame est en partie connue. « C’est le but de mes recherches, mais je n’ai pas pu retrouver la famille de William C. Walker. Originaire de Denvers, dans le Colorado, il était fils unique. Son patronyme, si répandu aux USA, n’a pas facilité ma quête. » Néanmoins, le Sarthois fleurit la tombe de ce héros qui repose au cimetière militaire Américain d’Omaha Beach en Normandie chaque année le 6 juin, jour du Débarquement en France.
« 80 ans ont passé et le travail d’investigation est loin d’être terminé, tant aux États-Unis qu’en Sarthe. Celles et ceux dont la mémoire pourrait recéler la plus petite information relative à cet évènement, peuvent me contacter par mail à jackyemery72@outlook.com ou au 06 45 32 90 13. »