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Guerre en Ukraine. Visioconférence des Alliés de Kiev, optimisme de Zelensky… Le point sur la nuit... |
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Une nouvelle réunion de la « coalition des volontaires » pour l’Ukraine se tiendra mardi en visioconférence, à l’initiative de Londres et Paris. © TOM NICHOLSON / AFP
Emmanuel Macron a annoncé qu’une visioconférence de la « coalition des volontaires », menée par la France et le Royaume-Uni, aura lieu mardi prochain à l’occasion du 4e anniversaire de l’invasion russe. En dépit de la poussée des troupes du Kremlin, le président ukrainien continue de croire à la victoire et estime qu’un cessez-le-feu est possible, avec la mise en place d’une force de contrôle européenne. Retour sur les événements qui ont marqué la nuit du vendredi 20 au samedi 21 février 2026.
Emmanuel Macron et Keir Starmer coprésideront mardi une réunion par visioconférence de la « coalition des volontaires » en soutien à l’Ukraine, à l’occasion du quatrième anniversaire de l’invasion russe qui a débuté le 24 février 2022, a annoncé vendredi 20 février 2026 l’Élysée.
« Alors que la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine va déjà entrer dans sa cinquième année », cette réunion « doit permettre de réitérer l’engagement des 35 pays participants aux côtés de l’Ukraine, pour l’aider à faire advenir les conditions d’une paix robuste et durable qui garantisse la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe », a dit la présidence française.
Le président français et le Premier ministre britannique sont à la tête de cette coalition composée des alliés, essentiellement européens, de l’Ukraine, et censée fournir des « garanties de sécurité » à Kiev dans le cadre d’un éventuel accord avec Moscou. Elle se réunit régulièrement, en parallèle du processus de négociations russo-ukrainiennes sous l’égide des États-Unis.
Le dernier sommet de ces « volontaires » avait eu lieu le 6 janvier à Paris, en présence d’émissaires du président américain Donald Trump. Les 35 pays membres s’étaient accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine en cas d’accord de paix, avec le « soutien » de Washington, et avaient acté qu’un cessez-le-feu serait surveillé par un mécanisme sous leadership américain.
Cette fois, il n’y a pas de participation américaine prévue, a dit l’Élysée à des journalistes.
Certains dirigeants européens y assisteront depuis Kiev, où ils seront en visite pour cet anniversaire, au côté de Volodymyr Zelensky.
L’Ukraine ne « perd pas » la guerre, dit Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré vendredi lors d’un entretien exclusif à l’Agence France-Presse (AFP) que l’issue de la guerre avec la Russie était toujours incertaine, mais que l’Ukraine n’était pas en train de la perdre, à quelques jours du quatrième anniversaire de l’invasion russe.
« On ne peut pas dire que nous perdons la guerre, honnêtement, nous ne sommes certainement pas en train de la perdre. La question est de savoir si nous allons gagner », a-t-il estimé, lors de cet entretien d’une heure s’étant tenu à Kiev au siège de la présidence.
La Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine le 24 février 2022, créant un choc dans le monde entier et déclenchant le conflit le plus sanglant et destructeur en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Depuis, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes ont été tuées des deux côtés et des millions de réfugiés ont fui l’Ukraine, où de vastes territoires ont été ravagés par des combats.
La Russie occupe près de 20 % du territoire ukrainien, bombarde quotidiennement des zones civiles et infrastructures, entraînant récemment la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l’invasion de 2022.
Lentement et malgré de lourdes pertes, les troupes russes ne cessent d’avancer, notamment dans le Donbass, épicentre de combats dans l’Est.
Troupes européennes en cas de trêve
En cas de cessez-le-feu avec la Russie, l’Ukraine voudrait voir les troupes internationales chargées d’en garantir le maintien être déployées « plus près de la ligne de front », a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans une interview à l’AFP vendredi.
« Nous souhaiterions voir le contingent plus près de la ligne de front », a-t-il indiqué.
Le chef de l’État ukrainien estime par ailleurs que la Russie fait pression pour la tenue d’élections en Ukraine, en pleine guerre, car Moscou y voit un moyen de le chasser du pouvoir. « Personne (en Ukraine) ne veut d’une élection pendant une guerre ».
La Hongrie menace de bloquer le prêt européen à l’Ukraine
Budapest bloquera le prêt européen ?de 90 milliards d’euros à l’Ukraine tant que les livraisons de pétrole russe à la Hongrie via l’oléoduc Droujba ne seront pas ?rétablies, a déclaré vendredi le ministre hongrois des Affaires étrangères.
La Hongrie et la Slovaquie sont les seuls pays membres de l’Union européenne encore approvisionnés en pétrole russe via cet oléoduc qui traverse l’Ukraine. Mais les livraisons ont été interrompues le 27 janvier dernier après une attaque de drone russe contre le pipeline, selon Kiev.
Budapest et Bratislava, alliés de Moscou, accusent depuis lors l’Ukraine de retarder la reprise des livraisons pour des raisons politiques.
« En bloquant le transit de pétrole vers la Hongrie via l’oléoduc Droujba, l’Ukraine viole l’accord d’association UE-Ukraine et rompt ses engagements envers l’Union européenne. Nous ne céderons pas à ce chantage », ?a ?déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, sur la plateforme X.
Les dirigeants de l’Union européenne (UE) sont convenus en décembre d’emprunter sur les marchés pour effectuer un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine afin de financer son effort de guerre face à la Russie lors des deux prochaines années. La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque avaient alors accepté de ne pas bloquer la démarche de l’UE à condition de ne pas avoir à subir de quelconques répercussions financières.