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Gréez-sur-Roc. Myriam Morand, première femme maire depuis 1790... |
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Myriam Morand est entourée de trois adjoints. © Mairie Gréez-sur-Roc
Cet été, « Le Maine Libre » part à la rencontre des nouveaux maires des communes alentour. Aujourd’hui, Myriam Morand, maire de Gréez-sur-Roc.
Il y a eu comme un souffle de renouveau à Gréez-sur-Roc lors des dernières élections municipales. L’ancien maire, Gérard Clément, ne se représentait pas et c’est Myriam Morand qui a pris la tête de la commune, à sa plus grande surprise.
La jeune retraitée a acheté une maison dans le village il y a une dizaine d’années mais en a fait sa résidence principale seulement depuis un peu plus d’un an. Je voulais m’investir dans la commune… Je ne m’attendais pas à devenir maire !
, plaisante-t-elle. Il fallait que je m’intègre et j’ai le soutien de mon mari.
La retraite paisible qu’elle espérait attendra encore quelques années, parce que la nouvelle maire s’est déjà mise au travail. Il y a énormément de choses à apprendre, heureusement il y a des formations !
En dehors des formations, elle apprendra les rouages de sa nouvelle fonction au gré des dossiers qui arriveront sur son bureau. Tout comme son conseil municipal : parmi les 11 élus, trois seulement l’avaient déjà été.
Dynamiser le village
Le petit village de Gréez-sur-Roc a été créé en 1790 et depuis aucune femme n’avait occupé la fonction de maire. Cela ne change pas grand-chose pour Myriam Morand : Il faut travailler !
, dit-elle en souriant. Certains chantiers étaient déjà lancés, elle en a mis d’autres en route.
La commune s’étend sur 30 km de chemins et 30 km de routes qu’il faut entretenir régulièrement. D’autres travaux sont aussi prévus : l’aménagement et la sécurisation du bourg, la rénovation des bâtiments communaux, l’électricité de l’église… Pour faire tous ces travaux, il faut obtenir un maximum de subventions
, précise la maire. Elle travaillait dans l’expertise comptable avant de prendre sa retraite et en a conscience : Dans un village, il faut se battre pour l’argent !
Se battre aussi pour garder le bourg en vie. Parmi les projets qu’elle souhaite mettre en place, beaucoup concernent la vie sociale. On veut lutter contre l’isolement, dynamiser le tissu associatif, créer de nouvelles animations… Il en faut pour tout le monde, pour tous les âges
, poursuit-elle.
Maintenir les services publics
Un autre sujet tient à cœur à Myriam Morand : le maintien des services publics dans sa commune. Il faut qu’on se batte pour au moins garder un restaurant-bar-épicerie, le point Poste à la mairie, l’école et les pompiers… Soutenir nos éleveurs, nos cultivateurs, nos artisans.
Pour l’élue, impossible d’attirer de nouveaux habitants sans leur proposer ces services.
Pour ses administrés, la maire rêve aussi de l’installation d’un médecin. C’est une autre affaire,
confie-t-elle. Il faut trouver un médecin qui veut bien s’installer ici… Il faut accepter de gagner moins mais de vivre dans un charmant village.
Pendant son mandat, Myriam Morand veut offrir aux 400 Grézois un cadre de vie agréable avec éventuellement de nouveaux commerces et de nouvelles animations. Le changement c’est toujours bon à proposer »,
rappelle-t-elle. Avant d’ajouter : Beaucoup d’habitants veulent participer. Dans un petit village comme le nôtre, on n’a pas beaucoup d’argent mais on a des idées et on compte beaucoup de bénévoles qui sont très attachés à leur village.