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Frappé au visage, cet élu en fait encore des cauchemars : son agresseur condamné... |
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Un homme de 20 ans a été condamné par le tribunal du Mans pour menace, violence ou acte d’intimidation envers un élu public. © Photo : Archives
Auteur d’une agression sur le premier adjoint au maire de Luché-Pringé (Sarthe), un jeune homme de 20 ans a été condamné par le tribunal judiciaire du Mans ce 30 août 2024 à 105 heures de travaux d’intérêt général.
L’agression a eu lieu en soirée, vers 21 heures. Le dimanche 11 août 2024, Christian Leroy, premier adjoint au maire de Luché-Pringé, a été frappé alors qu’il parcourait les rues du bourg dans le cadre de rondes quotidiennes. Ce soir-là , il retourne au camping de la commune, où il s’est déjà rendu la veille, la gérante lui ayant fait part de nuisances sonores. Mais alors qu’il tente d’échanger avec un groupe de trois amis, l’un d’entre eux se dresse devant lui et lui assène un coup de poing. Le jeune homme de 20 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel du Mans ce vendredi 30 août 2024.
Cauchemars et insomnies à répétition
 Je n’ai rien vu venirÂ
, expliquait l’élu dans nos colonnes, quelques jours après l’agression. Œil au beurre noir, nez cassé, ecchymoses sur le côté gauche de son visage… Christian Leroy a longtemps gardé les traces de son agression.
 On parle de séquelles physiques, mais elles sont avant tout psychologiques. C’est la peur de sortir seul, des cauchemars réguliers, des insomnies à répétition…Â
, explique maître Dupuy, avocat de la partie civile, absente lors de l’audience.  Monsieur Leroy est encore très marqué psychologiquement, il ne voulait pas être confronté à son agresseur. Cela fait aussi écho à ce fléau de violences à l’encontre des élus.Â
 Mon client a toujours reconnu les faits. Maintenant, à aucun moment, il ne s’agissait d’un acte politiqueÂ
, indique de son côté maître Mégret, avocat de la défense.
Jugé notamment pour  menace, violence ou acte d’intimidation envers un élu publicÂ
, l’auteur a été reconnu coupable. Il a été condamné à 105 heures de travaux d’intérêt général et à deux ans d’inéligibilité. En cas de non-exécution de sa peine, il sera condamné à deux mois de prison ferme. Une peine  acceptéeÂ
et  proportionnéeÂ
, selon l’avocat de la défense.