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Fin de vie : l’association Alliance VITA manifeste en blouse d’hôpital à Sablé-sur-Sarthe... |
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Une vingtaine de manifestants ont pris part à l’action de l’association Alliance VITA, lundi 12 mai 2025, à Sablé-sur-Sarthe. © Ouest-France
Une vingtaine d’adhérents et de sympathisants d’Alliance VITA ont manifesté symboliquement contre l’euthanasie ce lundi 12 mai 2025, à Sablé-sur-Sarthe, dans le cadre d’une campagne nationale menée par cette association « pro-vie » pour le début des débats sur la fin de vie à l’Assemblée.
« On veut des soins, pas l’euthanasie ! » Le slogan diffusé à l’échelle nationale par Alliance VITA a été repris à l’unisson, à Sablé-sur-Sarthe, ce lundi 12 mai 2025. Comme dans plusieurs dizaines d’autres villes à travers la France, l’association a organisé un « happening » pour mettre en avant sa position dans le débat sur la fin de vie, alors que deux propositions de loi sur le sujet entrent en débat à l’Assemblée nationale.
Une vingtaine de personnes, adhérentes ou simples sympathisantes de cette association « pro-vie » fondée par Christine Boutin dans les 1990, se sont réunies. Ils ont participé à cette action très visuelle : les manifestants allongés au sol, en blouse d’hôpital, tels des patients, en brandissant leurs slogans. Le lieu, place de la République, se voulait aussi symbolique, à quelques centaines de mètres du local parlementaire de la députée Élise Leboucher (LFI-NFP), corapporteuse du texte sur le droit à l’aide à mourir, qui fait le plus débat.
Débats à l’Assemblée jusqu’au 27 mai
Parmi les militants réunis sur la place sabolienne, il y avait Hugues Morel, le président du centre médico-social Basile-Moreau, établissement dont l’histoire est liée aux sœurs marianites de Sainte-Croix. « Nous sommes très inquiets et les soignants aussi : si cette loi passe, cela risque d’amocher le contrat de confiance avec les patients et de créer des conflits au sein du personnel entre ceux qui seront en phase avec et les autres », témoigne-t-il.
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« Nous disons oui à une loi qui développe les soins palliatifs mais non à une loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie », martèle François-Xavier Flichy, délégué départemental d’Alliance VITA, en mettant l’accent sur les limites actuelles du système de santé. « La moitié des personnes en France qui auraient besoin de soins palliatifs n’y ont pas accès », rappelle-t-il.
Le déploiement des soins palliatifs, c’est l’objet de l’autre proposition de loi en jeu, plus consensuelle. Les deux doivent être discutées et amendées par les députés jusqu’au 27 mai.