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Fermée depuis trois ans, cette église attend toujours ses travaux... |
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L’église Saint-Etienne de Moncé-en-Belin date des XIe et XIIe siècles. À l’intérieur, des peintures rares et du verre teinté, dont son plafond peint, et ses sculptures mystérieuses, attendent des travaux depuis deux ans. © Le Maine Libre
À Moncé-en-Belin (Sarthe), messes et sépultures sont délocalisées. L’église est fermée par mesure de sécurité et les travaux vont prendre plusieurs mois. Pas de réouverture avant fin 2025.
Les Moncéens vont devoir encore patienter. La réouverture de leur église, fermée depuis plus de deux ans – par arrêté du maire en raison d’un danger imminent – n’est pas pour demain.
Messes et sépultures ont dû être délocalisées. Une situation pas simple pour les plus âgés notamment et qu’admet Charles Mesnil, adjoint à l’urbanisme : « La fermeture a été décidée lors du mandat précédent, en novembre 2021, après un rapport alarmant d’un cabinet privé
 ».
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Immédiatement, des mesures avaient été prises : « Une mise en sécurité avait été effectuée, un renfort sur l’arc-doubleau qui sépare la nef du chœur avait été installé et des filets posés sur les côtés pour voir l’évolution. Ça, c’était en 2014-2015, le cabinet consulté à l’époque préconisait des travaux qui n’ont finalement jamais été faits
 ».
Pas dans un état aussi désespéré qu’annoncé
Charles Mesnil, nommé adjoint en 2020 avec l’équipe menée par Irène Boyer, élue maire, a réactivé le dossier : « Le cabinet Jamin est revenu, mais j’ai alors souhaité collaborer avec des gens habitués à travailler sur le patrimoine. À la sortie du Covid, j’ai mis un an et demi à trouver un nouvel architecte
 ».
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Lucinda Gautier, architecte au Mans, est désormais chargée du dossier : « Elle a repris toute l’analyse, qui a révélé que notre édifice n’est finalement pas dans un état aussi désespéré qu’annoncé
 ». Une bonne nouvelle pour l’élu : « Notre volonté est de rouvrir. La partie analyse devrait se terminer en fin d’année, ensuite il faudra lancer le dossier de consultation pour trouver une entreprise experte en peintures murales classées afin de restituer à l’arc-doubleau son origine picturale et sur les bas-côtés mettre des tirants
 ».
Charles Mesnil conclut : « Ça avance, un comité de suivi a été créé, avec des élus et des habitants, le curé du canton, et Michel Freslon, ancien maire de la commune
 ».