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Face à l’inflation, faut-il bloquer les loyers ?2 |
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L’Indice de référence des loyers a augmenté de 2,48 % au premier trimestre (photo d’illustration). © Getty Images/iStockphoto/Drazen Zigic
Un propriétaire peut augmenter le loyer une fois par an, en fonction d’un indice actuellement en forte hausse. Les associations réclament un gel. Les propriétaires renâclent. Le gouvernement aussi.
L’indice de référence des loyers a augmenté de 2,48 % au premier trimestre 2022. Mais à quoi sert cet indice ? Et pourquoi des associations de locataires souhaitent-elles un gel des hausses ? Voici des éléments de réponses.
Comment les loyers sont-ils révisés ?
Les hausses de loyer en cours de bail sont encadrées. Un propriétaire ne peut pas appliquer une hausse supérieure à l’évolution de l’Indice de référence des loyers (IRL). Il est calculé, chaque trimestre, par l’Insee à partir de la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers »,
précise l’État.
Quand la révision peut-elle intervenir ?
Le loyer ne peut être révisé qu’une fois par an, à la date-anniversaire du bail (ou à une autre date si le contrat le prévoit). L’évolution de l’IRL à prendre en compte est celle enregistrée au trimestre précédant la date-anniversaire. La révision peut être faite dans l’année qui suit la date de révision du bail,
indique l’État.Elle ne s’applique pas rétroactivement.

Évolution trimestrielle de l’indice de référence des loyers depuis un an. Infographie Ouest-France
Pourquoi en reparle-t-on ?
Parce que cet IRL, tiré par l’inflation galopante, a augmenté de plus de 2 % au premier trimestre 2022, ce qui n’était pas arrivé depuis dix ans. Il a progressé précisément de 2,48 %. Ce qui veut dire qu’à la prochaine révision, un propriétaire pourra augmenter le loyer quasiment d’autant. Et ce pourcentage devrait être encore plus élevé lors du nouveau calcul de l’IRL mi-juillet. De quoi alourdir la facture des sept millions de locataires du privé. Pour l’éviter, les associations de consommateurs CLCV et CNL réclament un blocage des loyers. Elles l’ont dit à Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, lors de la présentation mi-mai de la loi en préparation sur le pouvoir d’achat.
Qu’en dit le gouvernement ?
Il n’est pas très chaud. J’ai deux principes : être attentive à toutes les idées, mais se méfier des fausses bonnes idées,
déclare Élisabeth Borne, la Première ministre, au JDD. Des retraités louent un bien dont ils sont propriétaires, et les loyers qu’ils perçoivent composent une partie de leurs revenus. Les geler risque de les mettre en difficulté.
Même prudence du côté de Bercy : Aucune décision prise.
Les salaries Les retraites vont être revalorisés l'on ne change pas les conditions contractuelles en cours de route , s'il y a un effort de solidarité il doit être national pour *beaucoup de propriétaires les loyers sont une part significative de leurs ressources pour beaucoup des frais,importants de tvx en économie d'énergie vont devoir être réalisés pour que le bien puisse continuer à être loué. mais sur il y a plus d'électeurs non propriétaires prêts a faire de bonnes oeuvres avec l'argent des autres que de " possédants " le propriété c"est le vol disait il Y renaudin