|
EN IMAGES. Parcé-sur-Sarthe : les maternelles ont cuisiné comme des grands pour la Semaine du goût... |
6
C’était cours d’épluchage pour ces élèves de maternelle de l’école Les Marronniers, vendredi 14 octobre 2022, à Parcé-sur-Sarthe, dans le cadre de la Semaine du goût. © Ouest-France
Les élèves des deux classes de maternelle de l’école Les Marronniers, à Parcé-sur-Sarthe, ont participé à la Semaine du goût avec un atelier cuisine, vendredi 14 octobre 2022. Ils ont préparé le repas du midi avec leurs maîtresses. Reportage en images.
« Super Noa ! On va finir par t’embaucher comme cuistot », félicite Aurélie Blon, la maîtresse. Le garçonnet haut comme trois pommes s’en sort comme un chef pour couper les tomates. Lui et ses camarades de l’école maternelle Les Marronniers, à Parcé-sur-Sarthe, ont participé à leur façon à l’événement national de gastronomie la Semaine du goût.
Lire aussi : Semaine du goût. Les jeunes découvrent les bons produits locaux
L’établissement a repris un rituel mis entre parenthèses au cours des deux dernières années à cause des restrictions sanitaires. Toute la matinée, vendredi 14 octobre, les élèves ont préparé le repas du midi, de l’entrée au dessert. Les deux niveaux ont été mixés pour former plusieurs groupes de commis de cuisine : la petite-moyenne section d’Aurélie Blon et la moyenne-grande section de Christelle Monsimier. Soit 41 enfants, âgés de 3 à 5 ans.

Noa (à gauche, au premier plan) et ses camarades étaient missionnés sur le découpage des tomates pour en faire de la sauce. Ouest-France

Jenna a manié le mixeur avec l’aide de la maîtresse. Ouest-France
Des courses chez les commerçants locaux
Les petits ont travaillé sur des aliments achetés localement. « Jeudi, ils sont allés faire les courses : chez un maraîcher, un boucher, un boulanger et à l’épicerie du village chez Momo. On montre l’exemple du circuit, comme on essaye de le faire à la cantine, indique la directrice Alexandra Catherine. Une participation de quatre euros par enfant était demandée aux parents. C’est la coopérative scolaire qui finance le reste. »
Le menu prévu était inscrit au feutre vert sur l’un des tableaux blancs : carottes et betteraves râpées en entrée ; purées de butternut, céleri et pommes de terre avec boulettes de viande et sauce tomate en plat de résistance ; fromages ; tarte aux pommes en dessert. Préparer tout ça a de vraies vertus pédagogiques.

Les petits en pleine préparation des boulettes avec le persil. Ouest-France

Pour la pâte de la tarte aux pommes, attention aux quantités ! Ouest-France

Il y avait un gros carton de pommes à éplucher pour préparer la tarte. Ouest-France
« Cela les fait travailler la coopération, mais également la coordination et la motricité fine de leurs mains avec le maniement des ustensiles. Un peu comme pour la tenue du crayon, relève Aurélie Blon. C’est bien qu’ils voient aussi à quoi ressemblent les aliments avant qu’ils n’arrivent dans leur assiette. Savoir d’où ils viennent. C’était par exemple compliqué pour eux de reconnaître les betteraves chez le maraîcher. »
Les bambins ont pu savourer le fruit de leur travail à midi dans le réfectoire de l’école. Un déjeuner où les mamans venues aider à mettre la main à la pâte étaient également conviées. Pour sûr, Noa et ses copains se sont bien régalés.