|
Elle fait sauter les verrous de la véranda de son ex-compagnon : 9 mois de prison... |
1
Elle n’avait pas le droit d’entrer en contact avec son ex-conjoint après avoir été condamnée pour des violences sur lui Une jeune sarthoise s’est pourtant introduite en forçant la véranda du domicile, à Torcé-en-Vallée dans la Sarthe, peu de temps après sa sortie de prison. © Ouest-France
Malgré une interdiction d’entrer en contact avec son ex-conjoint après des violences commises sur lui, une jeune sarthoise s’est introduite au domicile de ce dernier à Torcé-en-Vallée dans la Sarthe. Elle est condamnée à 9 mois de prison.
Queue-de-cheval, lunettes rondes, silhouette fine, une Sarthoise âgée de 27 ans tente difficilement de s’expliquer, ce vendredi 6 mars 2026, devant le président du tribunal correctionnel du Mans qui a bien du mal à croire sa version. Il lui est reproché de s’être introduite, vers 8 h jeudi 5 mars, dans le logement de son ex-compagnon à Torcé-en-Vallée dans la Sarthe. En l’occurrence d’avoir dévissé le boulon qui tenait la chaîne au niveau de la véranda à l’arrière de la maison. Pour faire sauter son verrou
, détaille le juge.
« Je voulais récupérer des affaires »
Le hic est qu’elle faisait l’objet d’une interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagnon après avoir été condamnée pour des violences à son encontre le 31 janvier 2024. Vous êtes sortie de détention le 28 février et vous n’avez même pas tenu cinq jours
, s’agace le juge. Je voulais récupérer des affaires. Je suis allée chez le voisin pour qu’il m’accompagne. Il m’a demandé si j’avais le droit. Je lui ai dit que j’avais une attestation d’hébergement où je peux entrer si mon ex-conjoint n’est pas là. Et je paie encore l’électricité de la maison
, répond-elle. Ce qui fait bondir le président : Personne n’a la preuve de l’existence de cette attestation. Et les voisins affirment que vous les avez pratiquement menacés pour qu’on vous prête des outils. Une clé à molette et une pince.
La jeune femme prétend ensuite dans le box que c’est son ex-compagnon qui lui a ouvert. J’en suis sûre », insiste-t-elle . Le président lui précise que ce dernier ne veut plus la voir et qu’il a même envoyé un message à sa mère quand il a entendu du bruit au niveau de la véranda.
« Explications guère cohérentes »
On l’a même retrouvé prostré sur son canapé, note le procureur qui requiert neuf mois de prison. En venant à 8 h du matin, on a des chances de tomber sur lui. Elle se réfugie derrière des explications guère cohérentes.
Elle est dans une souffrance indéniable
, plaide son avocate.
Après délibération, le tribunal condamne la jeune femme à neuf mois de prison à exécuter maintenant
, souligne le président. La jeune femme n’a pas le droit pendant trois ans, d’entrer en contact avec son ex-conjoint, de se présenter à son domicile et de paraître à Torcé-en-Vallée.