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Un 7e Festival du film judiciaire et des rencontres, en Sarthe... |
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Makita Samba incarne l’esclave Furcy, dans le film d’Abd al Malik sorti en 2025. © Fabien Coste
Quatre films, mais aussi des échanges avec des professionnels du droit et la reconstitution d’un grand procès du XXe siècle : c’est le menu du Festival du film judiciaire, 7e édition, du 16 au 20 mars 2020 en Sarthe.
Sur l’île Bourbon en 1817 (aujourd’hui la Réunion), c’est l’histoire d’un esclave qui se bat pour la reconnaissance de ses droits. Réalisé par Abd al Malik, Furcy, né libre est au programme du Festival du film judiciaire, du lundi 16 mars au vendredi 20 mars 2026 en Sarthe. Également sortis en 2025, les trois autres films à l’affiche sont On vous croit, Stups et Dossier 137. Au Mans (Les Cinéastes et Pathé), à Mamers (Le Rex) et à Sablé-sur-Sarthe (Confluences).
La raison d’être du festival : faire comprendre la justice et son fonctionnement par le biais du cinéma. Après les projections, des échanges sont proposés avec les professionnels du droit : des avocats, une parquetière, un juge d’instruction… Des co-réalisateurs des films font partie des invités.
Un procès historique
Au menu encore de cette septième édition, et dans le cadre des Rendez-vous du droit, la reconstitution d’un des grands procès du XXe siècle, celui de Patrick Henry. Jugé en 1977 pour le meurtre d’un enfant, il avait échappé à la guillotine grâce à la plaidoirie de Robert Badinter, porteur du projet de loi qui a aboli la peine de mort en 1981. Mise en scène par l’avocate Anne-Lise Cloarec et interprétée par des étudiants en droit, cette reconstitution aura lieu lundi 16 mars à 13 h 30, au théâtre municipal de Mamers.
Le festival est organisé par l’association Graines d’Images et le Conseil départemental d’accès au droit (CDAD) de la Sarthe. Séances de 9 h 30 à 20 h. Tarifs en vigueur dans les salles.
Accès au droit pour tous
Alice Feuillard, 25 ans, en est la nouvelle coordonnatrice du CDAD, installé à la cité judiciaire du Mans. Son rôle : informer le public et l’orienter vers les professionnels compétents, rappelle-t-elle. Pénal, droit de la famille, du logement, de la consommation… Nous sommes sollicités dans tous les domaines. Nous pouvons aussi contribuer à régler des litiges par la conciliation, sans passer par le tribunal.

Alice Feuillard, nouvelle coordinatrice du Conseil départemental d’accès au droit (CDAD) de la Sarthe. Ouest-France
Permanences et consultations le lundi et le jeudi de 14 h à 16 h, à la cité judiciaire. Le mardi, aux mêmes heures, auprès du juge des affaires familiales. Gratuit mais sur rendez-vous, au 02 43 82 01 04. Des permanences sont tenues en d’autres lieux, comme les Restos du cœur ou la Maison de la justice et du droit, à Allonnes.