DOSSIER. Le rythme dans la peau... |
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Yanina Fajar avec son groupe © Yanina Fajar
Pratique dont les origines remontent à la préhistoire, la danse s’est peu à peu exportée dans le monde entier au point de devenir l’un des sports les plus pratiqués dans l’Hexagone. Si les chiffres officiels tablent sur 80 000 licenciés en France (selon Statista en 2018), nous serions enfaite plus de trois millions à pratiquer une forme de danse, de manière occasionnelle ou régulière. Latines, jazz ou encore hip hop sont autant de styles qui attestent de la diversité et du succès de la danse. Au Mans, Yanina Fajar, danseuse et chorégraphe de renommée internationale enseigne le tango argentin au sein de l’association Tempo Tango.
Du côté de Coulaines et de l’Herberie, c’est Aleksandra Samson qui montre la voie à travers plusieurs disciplines, pour enfants et adultes.
Alors, on danse ?
11 000 kilomètres. C’est ce qui sépare la ville du Mans et celle de Buenos Aires, temple du tango argentin, danse née à la fin du XIXème siècle et qui prône la connexion des corps. Pourtant, depuis plus d’un an, la capitale sarthoise vit, à sa manière, à l’heure sudaméricaine. Alors qu’elle domiciliait jusque-là à Rome, Yanina Fajar, mondialement connue dans l’univers de la danse argentine, a en effet posé ses bagages en centre-ville au mois de janvier 2021.
Directrice artistique, productrice, juré...
Avec un mari contrebassiste qui voyage dans le monde entier, la danseuse professionnelle cherchait à se rapprocher de Paris, tout en relevant un autre défi, après une aventure à Angers brutalement stoppée parle Covid. C’est ainsi que Le Mans s’est imposé, Yanina y connaissant Hervé Guidoux, justement rencontré dans l’Anjou, et qui cherchait quelqu’un pour enseigner le tango au sein de l’association Tempo Tango, qu’il préside à la salle Barbara, allée de l’Aigle Noir. Après avoir été directrice artistique, chorégraphe et productrice de sa propre compagnie (La Femme Tango Company, ndlr), Yanina Fajar apporte toute son expérience et son savoir-faire dans une ville à taille humaine comme Le Mans. « Quand j’ai découvert qu’il n’y avait pas de professeurs de tango au Mans je me suis dis que cela pouvait être difficile. Mais en réalité le niveau est très correct, même si je voudrais importer la vraie culture du tango argentin. Je pense qu’il manque un peu d’information autour de cette pratique et qu’on peut encore la faire connaitre davantage » reconnait celle qui possède des origines italiennes et arabes. Mettant notamment en avant le travail du torse et des bras, le tango se danse en couple, avec une partie artistique et une partie sociale. Deux dimensions qui participent à la beauté et à la chaleur du tango. Jurée au championnat du monde depuis 2012, Yanina détaille sa méthode de manière plus pointilleuse : « Depuis toutes ces années, j’ai beaucoup étudié le corps des personnes, et j’ai compris que c’était très différent d’échanger avec quelqu’un qui a dansé toute sa vie ou avec quelqu’un qui n’a jamais dansé. J’ai créé une méthodologie pour faire comprendre quel mouvement ou quelle partie du corps doit bouger pour faire le pas. Les personnes qui dansent depuis pas mal de temps me disent que cela va être dur de faire telle ou telle chose, mais en leur expliquant correctement ils y arrivent. »
Bientôt des bals de tango au Mans ?
Dès lors, Yanina, qui se sent parfaitement intégrée dans notre ville, nourrit de grandes ambitions. « Quand on débute la première année, on apprend tous les pas basiques, mais une fois qu’on maitrise cela, on peut créer son propre style. C’est ce qui rend le tango aussi excitant ». Si elle s’entraine moins aujourd’hui, la jeune maman savoure le plaisir de transmettre une partie de sa culture, et rêve même, un jour, d’organiser des milongas (bal où l’on danse le tango) tous les weekends au Mans. Et pourquoi pas ?

Son amour pour le tango
« Quand j’étais petite je pratiquais beaucoup d’autres danses, puis j’ai fini par m’intéresser au folklore argentin et finalement au tango argentin. Il y avait un festival pas loin de chez moi en Argentine, j’ai vu un couple danser le tango et j’ai eu un gros coup de cœur, j’avais environ 14 ans. Le tango est une manière de vivre, pour nous les Argentins c’est vraiment une culture.
Comment prendre des cours ?
Pour s’inscrire : Sur place, au 02 43 41 32 70 ou sur tempotango.wixsite.com.
Avec Tempo Tango, les séances auront lieu chaque lundi entre 19h30 et 21h30 à la salle Barbara, allée de l’Aigle Noir. Un tarif préférentiel est prévu pour les nouveaux licenciés, jusqu’à la fin octobre. Yanina donnera aussi des cours dans une salle privé chaque mardi entre 18 et 20 heures, au quartier des Maillets. Enfin, un jeudi par mois vous la retrouverez de 19 à 22 heures au sein de l’association Les Barjos du Tango, à la maison de quartier Pierre-Guédou.
Portes ouvertes samedi 3 septembre !
Une journée portes ouvertes est organisée ce samedi à partir de 14h30 afin de découvrir la pratique du tango, en compagnie de Yanina Fajar.
The Village Grand Ouest 185 rue Henri Champion
« Important d’être régulier »
Danseuse professionnelle, Aleksandra Samson propose depuis quatre ans plusieurs cours de fitness et de danse à l’Herberie. Entretien.

Pouvez-vous présenter les différents cours que vous allez enseigner à la rentrée à l’Herberie ?
Aleksandra Samson : Je propose de la zumba gold, quelque chose qui n’est pas très développé au Mans et qui s’adresse aux personnes qui veulent débuter, qui sont un peu plus âgés ou qui veulent se dépenser. Ensuite dans une version davantage rythmée je propose de la zumba fitness. Les deux cours ont lieu le mardi soir.
Le mercredi c’est la zumba kids et kids/junior, une pratique qui avait été arrêtée à cause du Covid. Ce sont des cours adaptés aux enfants, je leur fais découvrir les origines de plusieurs danses autour de petits jeux. Ensuite, le modernjazz s’adresse aux enfants et adolescents, entre 8 et 12 ans puis 13 ans et plus. Le soir je donne des cours pour les adultes, le cabaret Broadway jazz qui s’adresse surtout aux femmes qui aimeraient découvrir la danse un peu plus sensuelle en talons.
Lequel rencontre le plus de succès ?
La zumba fitness attire beaucoup de monde, c’est quelque chose de très dynamique donc cela plaît pas mal. Le cabaret Broadway jazz aussi mobilisait une petite quinzaine de personnes ce qui est pas mal du tout.
Ce n’est pas trop dur, en tant que professeure, de basculer d’un style à un autre ?
J’ai l’habitude de faire tous les styles et d’échanger avec tous les publics. J’ai une bonne expérience dans la danse, j’ai dû commencer à donner des cours il y a dix ans donc j’ai des automatismes.
Quel est le public qui prend des cours ?
J’ai beaucoup plus de femmes, il y a pourtant des hommes qui enseignent la zumba notamment, mais ils sont moins nombreux à franchir les portes et à venir travailler leur coordination.
Est-ce que le secteur a été impacté par la crise sanitaire ?
Il y a quelques mois les gens étaient beaucoup plus réticents à s’inscrire, avec les mesures sanitaires, les couvre-feux ou les confinements. J’ai bon espoir et je pense que la rentrée 2022-2023 va repartir sur un rythme plus important avec un retour de certains licenciés. Même si je pense que oui, la danse comme d’autres sports a été un peu fragilisée par la crise sanitaire.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui hésite à se mettre à la danse ?
De venir avec un ou une amie. C’est toujours plus motivant d’être accompagné. Ou alors sinon d’avoir le courage de venir essayer seul, au moins une fois. En général, quand on essaye on est conquis. Dans une association comme la nôtre on a le temps d’échanger, d’apprendre à se connaître.
En combien de temps obtient-on des résultats, voit-on une progression ?
Je dirais qu’au bout de quelques mois on finit par se sentir plus à l’aise. On gagne en aisance, en coordination, en souplesse. Mais pour progresser, la base, comme dans tous les sports, c’est d’être régulier.
Est-ce que vous avez une approche plutôt compétition ou plutôt grand public ?
Plutôt grand public, il faut que les gens apprécient et prennent du plaisir ensemble. Mais je ne suis pas fermée à l’ouverture, un jour, d’un cours plus spécifique pour celles et ceux qui veulent monter sur scène et montrer leur talent. Je sais que pour le cabaret les danseuses en ont largement le niveau.
Vous continuez à beaucoup voyager et faire des stages un peu partout en France. C’est important pour vous de maintenir votre pratique ?
C’est la base. En tant que danseuse mais aussi en tant que professeure. C’est comme ça que l’on peut trouver d’autres idées, d’autres chemins. Le corps est notre outil de travail donc il faut l’entretenir et ne surtout pas prendre le niveau pour acquis.
Aleksandra à l’Herberie
Mardi
- Zumba Gold : 17h45-18h45
- Zumba fitness : 18h45-19h45
Mercredi
- Zumba kids junior (4-7 ans) : 14h-14h45
- Zumba kids (8-11 ans) : 14h45-15h30
- Modern jazz (9-12 ans) : 17h-18h15
- Modern jazz (13 ans et +) : 18h15-19h30
- Cabaret Broadway jazz : 19h45-21h15
… Et avec La Salsita
En plus de l’Herberie, Aleksandra Samson donne, en compagnie de Nicolas Masboeuf ; un autre danseur manceau ; des cours de salsa et bachata le mardi soir de 20h15 à 22h15. Plus d’informations sur : lasalsita.fr
Instagram : Aleksandra.Dancer.Pro
Facebook : Aleksandra. Dancer
Plus d’infos sur l’Herberie : herberie.jimdo.com
Des champions du monde en Sarthe !

« Nous nous sommes mis en partenariat avec la ville d’Aigné et avec l’association BSK Event’s pour faire venir les champions de France et du monde de bachata, Jeremy et Ysenah, le 10 et 11 septembre. Ce sera un week-end avec pleins d’atelier pour débutants ou intermédiaires, et une soirée dansante. »
Samedi 10 à partir de 12h30 jusqu'au dimanche 11 à 23 heures
Complexe Harvengt Lambert Rue de Maquère À Aigné
Plus d’informations sur Facebook : « EVENEMENTBACHATA !!! Les champions du monde au MANS »
Rédaction : Nicolas PRIETO
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Un numéro signé Raphael Rufflé-Marjot et Nicolas Prieto
