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Dans le Pays fléchois, les chauves-souris sont des maillons essentiels de la biodiversité urbaine... |
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Les chauves-souris se déplacent et chassent la nuit grâce à l’écholocalisation. © Ouest-France
Plus de 1 800 espèces de la faune et de la flore ont été observées dans le Pays fléchois et recensées dans un atlas de la biodiversité. Cet été, la rédaction fait un focus sur quelques-unes d’entre elles. Le premier épisode de cette série s’intéresse aux chauves-souris.
Les chauves-souris font partie des 1 854 espèces de la faune et de la flore observées dans le Pays fléchois, et répertoriées dans un atlas de la biodiversité.
Pour les observer, les agents du Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) Vallées de la Sarthe et du Loir, qui ont élaboré l’atlas, en lien avec la communauté de communes, n’emploient pas les mêmes méthodes que pour les autres espèces. Car les chauves-souris évoluent dans l’obscurité et ont un vol très rapide qui rend leur observation difficile. Elles-mêmes n’utilisent que très peu la vue pour se repérer.
Elles ont plutôt recours à l’écholocalisation pour naviguer et trouver de la nourriture dans l’obscurité totale. C’est une façon de percevoir son environnement en émettant une onde sonore qui ricoche contre un objet et renvoie un écho donnant des informations sur la taille et la distance de l’objet. Pour les détecter, l’équipe du CPIE utilise donc une méthode d’écoute qui perçoit ces ondes. « Cette technique de prospection permet d’identifier la plupart des individus rencontrés », explique Constant Emery, chargé d’étude au CPIE.
Insecticides naturels
Au-delà de ces extraordinaires caractéristiques, les chauves-souris sont utiles, voire indispensables, à leurs écosystèmes. « Ce sont des insecticides naturels qui vont réguler les populations d’insectes et de parasites », raconte le chargé d’étude au CPIE.
Des populations sous pression
La totalité des espèces de chauves-souris inventoriées dans l’atlas du Pays fléchois appartiennent à la famille des Vespertilionidés, dont les traits peuvent rappeler ceux d’une souris. Plusieurs espèces, comme le Grand murin (Myotis myotis), qui est la plus grande de la famille (35 à 45 cm d’envergure pour 20 à 40 g), ont pu être détectées lors les inventaires.
« Malheureusement, les chauves-souris subissent de nombreuses pressions anthropiques qui fragilisent les populations », décrit Constant Emery. La perte de leurs gîtes et lieux de chasse, l’exposition aux produits chimiques ou la perturbation de leur hibernation font partie des menaces les plus importantes. N’hésitez pas à partager vos observations de chauve-souris sur l’application iNaturalist pour aider les agents au comptage des espèces.