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Coronavirus. Masques maison : les conseils et le coup de gueule d’un médecin sarthois2 |
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Au Mans, une couturière a confectionné des masques en tissus qu’elle propose à la vente. « Il en faudrait quatre par personne », estime le généraliste manceau. © Archives Le Maine Libre – DENIS LAMBERT
Inadaptés en milieu hospitalier, les masques faits maison pourraient être utiles... à la maison. A condition de bien les faire. Un médecin généraliste invite les hygiénistes et les politique à apporter des réponses rapidement.
Ce que je prévoyais s’est produit, déplore Jean-Jacques Crappier, médecin généraliste au Mans. Il était intervenu ces derniers temps dans le Maine Libre pour inciter à la fabrication de
masques maisons. Aujourd’hui, son cri est repris par les hôpitaux débordés,
mais aucun des patrons qu’on entend à la télé ou la radio n’en parle. Pourquoi ? Parce que les spécialistes de l’hygiène ne les recommandent pas. Pourquoi ? Parce que c’est totalement inadapté en milieu hospitalier et que ça peut même être dangereux. Mais nous ne sommes pas en milieu hospitalier. C’est l’ensemble de la population qui est concerné par le raz de marée, et les règles ne sont plus les mêmes.
Il faut barrer la route au virus, la barrer à la source, la bouche et les narines des malades. À l’heure qu’il est nous les renvoyons chez eux sans aucun moyen de protéger leurs proches. Et des milliers de gens sont porteurs sains du virus et le propagent sans le savoir. C’est pour ça qu’on nous a confinés. Mais ça ne suffira pas. Il faut des masques. Mais pas n’importe lesquels. Mesdames, Messieurs les hygiénistes, testez-les, dîtes nous lesquels sont les meilleurs. Messieurs, Mesdames les politiques, changez de braquet. Tousser dans son coude c’est dépassé, et personne ne le fait bien. Écoutez la voix du bon sens.«
Pour protéger les Français il en faut 4 par personne. 250 millions ! Ça peut se faire si tous les industriels, si tous ceux qui savent coudre s’y mettent. Le problème ne sera pas le tissu, mais très vite les élastiques. Mais nous dans la Sarthe on sait où il y en a. Chez les industriels de la volaille, car c’est avec ça qu’ils les conditionnent. Du solide, du durable. Ça fera rire. Mais quand la mort rôde on rit jaune.
Certains politiciens belges attribuent la faute du maigre résultat après les 2 semaines de confinement général au citoyens irrespectueux des conditions imposée.
L'entière responsabilité de la situation actuelle reviennent aux responsables politiques qui ont tergiverser, pour des raisons purement économiques de prendre les mesures de sécurité imposées par une pandémie, bien avant les vacances de carnaval et surtout au retour des gens après avoir passé ses vacances dans les régions touchées par le virus.
Honte à eux!