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Coronavirus. Chômage partiel : comment ça marche... |
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Jean-Michel Boukobza. © Archives Le Maine Libre
Salarié indemnisé, entreprise soutenue, le chômage partiel est une solution à ne pas négliger.
Confrontée à des difficultés, une entreprise peut mettre en place la mesure de chômage partiel après avoir effectué une demande et obtenu l’accord de l’administration. Dans ce cas, l’entreprise est aidée à hauteur de 7,23 € de l’heure dans les entreprises de plus de 250 personnes par des fonds provenant de l’Unedic et de l’État, et de 8,04 € pour les plus petites structures. Ce dernier montant est l’équivalent d’une heure de Smic net. Pour le salarié mis au chômage partiel, il reçoit son indemnisation au moment du versement habituel de la paye. Jusqu’au Smic chaque jour chômé donne lieu à une compensation intégrale. Pour les salaires plus importants la compensation se fait à hauteur de 70 % du salaire horaire brut. Cela représente autour de 85 % du net. Conseils Jean-Michel Boukobza, directeur de l’unité sarthoise de la Direction régionale des entreprises de la concurrence de la consommation du travail et de l’emploi, invite les entreprises à ne pas attendre le dernier moment pour effectuer les demandes
. Selon lui, l’idée est d’agir au plus vite
. Si toutes les conditions sont rassemblées, le directeur explique que ses services sont en mesure de délivrer une autorisation en 48 heures
. Sachant les entreprises peuvent mettre en œuvre ou non ces mesures. En termes de fonctionnement, l’entreprise envoie ensuite à l’administration des bordereaux de salaires, qui en retour en rembourse une partie.