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Commerces au Mans. Soldes, ventes privées, déstockage… « Où est le vrai prix ? »... |
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Cette boutique du centre Jacobins était bien fréquentée pour ce dernier samedi de ventes privées. © Ouest-France
Alors que les soldes d’hiver viennent de s’ouvrir ce mercredi 10 janvier 2024, les ventes privées ont également attiré les consommateurs ce week-end, dans les rues commerçantes du Mans (Sarthe). S’y retrouvent-ils dans toutes ces promotions ?
Entre ventes privées, soldes et déstockage, les Manceaux arrivent-ils à s’y retrouver ? La question leur a été posée, samedi 6 janvier 2024, week-end de ventes privées, avant les soldes, lancées ce mercredi 10 janvier.
« Les gens s’y perdent »
« On sent bien que les clientes attendent les démarques, surtout dans la conjoncture, constate Michèle Girard, responsable d’Un jour ailleurs qui a lancé les ventes privées fin décembre. Ça bougera vraiment avec les soldes. »
Quasi en face, chez Colibri, commerce indépendant de prêt-à-porter féminin, Solveig Froger analyse : « Je fais uniquement des ventes privées pour mes clientes averties par mail ou SMS et j’avoue que c’est pour faire plaisir car je me restreindrais bien aux soldes classiques. On perd les gens avec toutes ces opérations de démarques. »
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Son voisin de chez Léo, un des rares chausseurs indépendants, Jack Royer, a renoncé aux ventes privées, regrettant déjà « que les soldes arrivent beaucoup trop tôt par rapport à la saison ». « Pourquoi constamment brader ?, s’interroge le commerçant. Les gens s’y perdent, ne savent plus où est le juste prix. Nous, les indépendants on fait de plus petites marges que les grandes enseignes et on doit gérer un stock. » Le chausseur prône « un retour aux soldes traditionnelles qui à l’origine existent pour déstocker ». C’est quasi le même son de cloche Aux petits nœuds, place Aristide Briand, Julie de Pandis fait « un petit geste de ventes privilèges mais sur le fond, je préfère retrouver l’esprit d’antan, avec de vraies promos pour déstocker ».
« C’est à n’y rien comprendre »
Et les clients ? Mélisse, a un faible pour les ventes privées, « où l’on est tranquille avec un large choix avant la ruée des soldes ». Sacs d’emplettes à la main, Christopher n’est « pas sensible à ces opérations ». Un peu plus loin, deux parents, leurs trois enfants et leur mamie se sentent perdus « dans toutes ses promotions ». « Où est le vrai prix ? C’est à n’y rien comprendre, alors on adopte une autre attitude d’achat. »