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Champagné. Le collège Wilbur-Wright sera « mort » ce jeudi 11 avril 2024... |
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Enseignants, parents d’élèves et élus devant le collège Wilbur-Wright à Champagné (Sarthe), pendant les portes ouvertes, vendredi 5 avril 2024. © Ouest-France
Afin de protester contre le manque de moyens attribués à l’établissement pour la rentrée de septembre 2024, les portes du collège Wilbur-Wright, à Champagné (Sarthe), seront fermées ce jeudi 11 avril 2024.
Ce jeudi 11 avril 2024, une opération « collège mort » sera menée au collège Wilbur-Wright, à Champagné (Sarthe), qui accueille également des élèves de Fatines, Saint-Corneille et Saint-Mars-la-Brière. Dans le cadre de cette action, les enseignants demandent aux parents qui le peuvent, de garder leurs enfants chez eux, afin de montrer leur soutien au mouvement. Ne faisant pas grève, les professeurs seront présents. Ils pourront donc accueillir les élèves qui ne peuvent pas être gardés par leurs parents.
 Si le collège Wilbur-Wright gardera ses portes fermées, en accord avec les parents d’élèves, c’est parce que l’ensemble du personnel souhaite protester contre le manque de moyens attribués à l’établissement pour la rentrée de septembre 2024,
révèle Delphine Sinou, professeure. Cette année, le collège accueille 444 élèves pour 18 classes. Pour la rentrée prochaine, ils seront 456 élèves pour 17 classes. Il y aura donc 12 élèves en plus pour une classe de moins.Â
Plus de 30 élèves par classe en 5e
 Les moyens annoncés pour la rentrée 2024 ne permettront pas d’accueillir les élèves dans de bonnes conditionsÂ
, s’insurge Mikaël Crépeau, représentant des parents d’élèves, dont le fils est en 4e, le premier niveau affecté par la réorganisation des classes.  121 élèves sont prévus en 5e, répartis dans quatre groupes, soit une moyenne de 30 élèves par classe. Tout ceci sans oublier les locaux vétustes.Â
 Avec des effectifs plus chargés, ce sera moins de temps accordé à chaque élève »,
déplore Delphine Sinou.  Les enseignants auront moins de disponibilités pour assumer les missions liées au bien-être et à la cohésion des élèves, tels le dispositif Phare contre le harcèlement, la charge de professeur principal ou la mise en place de projets variés.Â
Les élèves en Ulis toujours pas comptés dans les effectifs
Par ailleurs, les élèves du dispositif Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) ne sont pas comptabilisés dans les effectifs.  Dans des classes à 30 élèves, comment offrir à ces élèves de bonnes conditions d’apprentissages ? D’autre part, les AESH ne pourront pas assurer le suivi des élèves s’ils ne sont pas véritablement intégrés aux cours !Â
Dominique Chevrinais-Poglio, directrice académique des services de l’Éducation nationale en Sarthe, devrait recevoir une délégation d’enseignants du collège.