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CARTE. Municipales 2026 en Sarthe : quels sont les maires qui ont décidé de se représenter ?... |
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En Sarthe, de nombreux maires n’ont pas encore officialisé leur candidature pour les élections municipales 2026. © Thomas Brégardis / Archives Ouest-France
Dans les 352 municipalités de la Sarthe, les maires sont encore loin d’avoir tous décidé s’ils se représentent ou pas pour les élections municipales 2026. Ouest-France fait le point dans chaque commune du département.
Le département de la Sarthe compte 352 communes. Et donc 352 maires. À cinq mois du premier tour des élections municipales 2026, beaucoup de sortants n’ont pas encore officialisé leur choix de se représenter ou pas.
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Depuis quelques mois, la rédaction de Ouest-France sollicite régulièrement les maires pour connaître leur intention. Et suit quotidiennement les déclarations de candidature et les annonces des maires qui ne souhaitent pas se représenter.
189 maires dans l’attente
À date, seuls 89 maires du département ont officialisé leur choix de se représenter. Contre 74 qui ont annoncé qu’ils ne repartaient pas. Et donc 189 qui n’ont pas répondu ou qui ne se prononcent pas. Faut-il y voir une crise des vocations ? Un vrai doute des élus sortants de poursuivre leur engagement ? « Honnêtement, je ne pense pas », répond Emmanuel Franco, le président de l’association des maires de France en Sarthe (AMF72).
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Lui-même, maire depuis 2008 à Étival-lès-le-Mans, n’a pas officialisé sa candidature. « La raison première, c’est parce que je considère qu’il me reste encore beaucoup de travail à faire, avant de basculer dans la campagne électorale. Trois mois, c’est suffisant. Donc j’annoncerai mon choix en début d’année. Nous sommes nombreux dans ce cas-là . »
Des annonces lors des vœux
Début septembre, l’association des maires de la Sarthe a sondé anonymement les élus en place. « Un tiers d’entre eux ont annoncé repartir. Un autre tiers ne se prononce pas. Quant aux autres, ils ont affirmé ne pas repartir. » Mais pour ce dernier tiers, Emmanuel Franco, est plus mesuré. « Après trois ou quatre mandats, et en fonction de leur âge, certains maires annoncent légitimement qu’ils souhaitent arrêter. Mais ils ne parviennent pas à trouver de successeur. Donc ils finissent par y retourner car ils ne veulent pas abandonner leur commune. J’ai plusieurs cas en tête dans le département. Et je peux vous assurer que ces élus ne font pas ça pour simplement garder leur fauteuil contrairement à d’autres au niveau national. »
Comme à chaque élection municipale, on devrait y voir beaucoup plus clair, début janvier, au moment des vœux. C’est le moment favori des maires pour se déclarer officiellement.