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Bonnétable. Don du sang : des chiffres encourageants... |
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Didier Teroissin, président de l’association des donneurs de sang de secteur Bonnétable. © Le Maine Libre
Lors de son assemblée générale, l’association des donneurs de sang de secteur Bonnétable a fait le bilan de l’année écoulée et des actions à mener.
Le président Didier Teroissin a remercié les communes pour leur soutien.  Leurs subventions et la diffusion d’informations sont essentielles à la visibilité de nos actionsÂ
, a-t-il souligné. Les chiffres de 2024 sont encourageants : 357 donneurs se sont présentés à Bonnétable,  la stabilité des dons depuis 2018 témoigne de l’engagement des donneurs réguliers.Â
Afin de remercier tous ces donneurs, l’association a diversifié les collations et offerts des cadeaux aux nouveaux donneurs.
18Â 975Â dons en Sarthe
En 2024, le département de la Sarthe a enregistré 18 975 dons de sang, 2 170 dons de plasma et comptabilisé 2 165 nouveaux donneurs, marquant ainsi un engagement collectif fort.
Didier Teroissin a également abordé les enjeux de l’EFS (Établissement français du sang).  L’accent est mis sur l’augmentation du don de plasma, un élément crucial pour traiter de nombreuses pathologies. Le plasma permet de traiter directement certaines maladies graves et peut aussi être transformé en médicaments, notamment pour les hémophiles. Il est également utilisé pour produire de l’immunoglobuline, un traitement essentiel dans la lutte contre certains cancers.Â
En France, bientôt une usine de transformation de plasma
Une usine de transformation du plasma ouvrira bientôt en France.  La France dépend actuellement à 65 % du plasma provenant des États-Unis. Dans ce pays, le don de sang est rémunéré, et les donneurs ont la possibilité de donner jusqu’à deux fois par semaine, ce qui soulève des questions sur les pratiques éthiques du don.Â
 L’objectif est de réduire cette dépendance à 50 %, ce qui implique d’adapter les horaires en fonction des disponibilités des donneurs et d’augmenter le nombre de lieux de collecte, en sachant que chaque machine coûte 30 000 €. Un problème de financement se pose puisque la réalisation de ce plan nécessite 150 millions d’euros, alors que l’EFS ne recevra que 110 millions.Â
Termine le président.