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Bisbille entre la municipalité d’Écommoy et le propriétaire d’un ancien commerce... |
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Le bâtiment mis en cause sur la place de la République d’Écommoy. © Ouest-France
Le maire d’Écommoy (Sarthe) a constaté des infractions au Code de l’urbanisme concernant un ancien commerce de la place de la République. Il demande une réparation symbolique liée au préjudice moral.
Le dernier conseil municipal d’Écommoy (Sarthe) de l’année 2025 s’est réuni, mercredi 17 décembre.
 J’ai eu une décision à prendre au nom de la commune concernant une infraction du Code de l’urbanisme », informe Sébastien Gouhier, le maire. Il évoque un ancien commerce situé au n° 17 de la place de la République et vaquant depuis longtemps. S’il semble laissé à l’abandon, des travaux ont été entrepris à l’intérieur.
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« Il est à déplorer que ces travaux n’aient pas été autorisés, poursuit le maire. Ils sont contraires au Code de l’urbanisme et au plan local de l’Orée de Bercé Bélinois, plan d’urbanisme Intercommunal. » Toujours selon le maire, l’appel à un architecte pourtant obligatoire dans ce type de dossier, n’a pas été fait et les prescriptions obligatoires de l’architecte des Bâtiments de France n’ont pas été suivies car celui-ci est en périmètre protégé historique.
La démolition des travaux demandée
Le maire précise que le propriétaire du local commercial a effectué des demandes pour les travaux, mais sans fournir ce que l’administration du droit des sols lui a demandé comme précision ou justification. « Il y a eu d’abord, en 2021, un refus d’autorisation pour des raisons de fond, puis il y a eu des refus pour dossier incomplet en application du Code de l’urbanisme »,
énonce Sébastien Gouhier.
Malgré plusieurs refus, le propriétaire a commencé les travaux. La police municipale a constaté une infraction délictuelle. Depuis, les vitrines ont été occultées par un moyen inesthétique,  qui porte atteinte à l’image de la commune ».
Afin de faire respecter le Code de l’urbanisme, le maire a effectué une déclaration de partie civile auprès du procureur de la République en date du 4 décembre. Il est demandé le respect du droit et la démolition de ce qui a été entrepris.
Contacté, le propriétaire du bâtiment n’a pas souhaité s’exprimer.