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Beaumont-sur-Sarthe. Une prise d’otage très médiatisée en Irak... |
Après un regard interrogateur envers Vanessa Loison, la directrice de l’école, la journaliste décrit les conditions de sa détention en otage. C’était en 2005. « Je voulais rentrer d’un reportage avant le couvre-feu. Une voiture nous a coupé la route et des hommes lourdement armés en sont descendus. Ils m’ont poussée dans le coffre de leur voiture. À ce moment, je savais que ma vie allait basculer. Menottés des pieds et des mains, les yeux bandés, nous étions une quinzaine dans une petite cave. Allongés, serrés les uns contre les autres et nous n’avions pas le droit de parler ou de bouger. Une fois par jour, on nous emmenait aux toilettes. Il fallait monter un escalier et à chaque fois, je me cognais la tête. J’en porte encore la marque », raconte-t-elle.
Elle sera détenue pendant six mois avant d’être libéré avec les autres otages. Elle poursuit : « On ne nous donnait à manger qu’un œuf et un bout de concombre par jour. En six mois, j’ai perdu 12 kg et je n’avais le droit de me laver qu’une seule fois. Ils nous battaient si on désobéissait.
Le jour de ma libération, ils m’ont fait m’asseoir sur une chaise et m’ont servi un poulet rôti que j’ai dévoré. J’ai seulement cru à ma libération lorsque j’étais à l’ambassade de France. J’ai mis un mois avant de retrouver ma vue et l’usage correct des jambes.