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Aubigné-Racan. Un Carrefour express à la place de Coccinelle ?... |
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Le Coccinelle express est désert depuis plusieurs mois. Y aura-t-il un jour un Carrefour à la place ? © Ouest-France
Mardi 15 avril, lors d’un conseil municipal extraordinaire, la mairie a approuvé l’acquisition des locaux commerciaux qui hébergeaient le commerce Coccinelle.
C’est pour prendre un nouveau tournant dans l’épopée du commerce, place de l’Église, ancien Coccinelle express, que les élus se sont réunis en urgence lors d’un conseil municipal extraordinaire, mardi 15 avril.
À l’ordre du jour, deux délibérations : la commune doit-elle racheter les locaux commerciaux qui contenaient la supérette ? Le maire peut-il signer un bail commercial pour louer ces locaux à Carrefour ?
Fermée le 31 décembre 2024 après liquidation, la supérette située en cœur de village, et très fréquentée des habitants, laisse un vide qui ne manque qu’à être comblé. Alors qu’un projet de rachat par un investisseur pour y implanter un Carrefour express était d’actualité, le projet semblait à l’arrêt.
« On ne peut se permettre d’attendre plus longtemps »
« Il faut savoir que Carrefour est très intéressé par ce bail, détaille Nicolas Mourier, maire, à ses élus. D’un point de vue urbanisme, ils ont fait tous les papiers et sont prêts à commencer les travaux dès aujourd’hui, pour une ouverture fin juin. Cependant, le mandataire n’ayant pas tous les documents nécessaires à la vente, les choses stagnent. »
Souhaitant agir au plus vite pour offrir à ses habitants une nouvelle supérette, l’édile propose alors que la commune se porte acquéreur du local, proposé à 150 000 €.  Cela permettrait d’accélérer les choses. Si nous votons pour, nous pouvons lancer le processus d’achat dès demain. Avec les délais incompressibles, cela permettrait que Carrefour lance les travaux en juillet, et on pourrait ainsi imaginer une ouverture en septembre, avant la fin de l’été »,
plaidait l’édile.
Par la suite, l’idée serait de mettre en location ce local commercial de 299 m2 à travers un bail commercial 3-6-9, avec loyer de 23 000 € annuel.  Ce bail commercial permettrait un retour sur investissement en six ou sept ans. Économiquement parlant, ce serait notre bien le plus intéressant »,
arguait le maire, appuyé par son adjoint aux finances.
Sans trop de questions, les deux délibérations ont été approuvées à l’unanimité.