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Au Mans, la biocoop Le Fenouil recrute des salariés... |
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Mardi 19 novembre 2024, au Fenouil-République, au Mans (Sarthe). Après deux jours de travaux, le magasin ouvre à nouveau ce mercredi. © Ouest-France
Après quelques années de vache maigre, la coopérative, qui compte six magasins dans l’agglomération mancelle, retrouve la croissance. Et embauche.
Croissance à deux chiffres, embauches à tour de bras : il y a moins de dix ans, Le Fenouil, coopérative bio de l’agglomération mancelle, explosait les compteurs. L’énorme poussée de croissance s’est poursuivie jusqu’en 2020. Avant un retour de bâton. Celui de l’inflation.  On a vécu un phénomène de descente en gamme et un ralentissement des achatsÂ
, confirme Frédérique Carlier, directrice générale de la biocoop, transparente sur les résultats. En 2021, le Fenouil affichait un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros. Aujourd’hui, il est redescendu à 18,5 millions.
85 salariés
Ces dernières années, le Fenouil a renégocié ses charges. Et n’a pas remplacé les salariés qui partaient. Au plus fort de l’activité, ils étaient une centaine, contre 85 en ce mois de novembre 2024.  Mais aujourd’hui, on cherche à recruterÂ
, indique la directrice, qui constate un début de reprise :  On n’a pas retrouvé les niveaux pré-Covid, mais entre janvier et octobre 2024, on est à + 4,5 %, par rapport à l’an dernier. Avec un pic à + 8 % sur juillet-août pour l’ensemble de nos six magasins.Â
Nerf de la guerre : les prix.  On a été moins touchés par l’inflation que d’autres. Et cette année, on a baissé les prix sur 1 300 références. On est très compétitifs sur les fruits et légumes.Â
Mais aussi sur l’huile d’olive :  On est à 10 € le litre, contre 13 € en grande et moyenne surface.Â
Si la coopérative continue d’enregistrer de nouveaux maraîchers, plutôt sur des niches et des petits volumes, elle subit les difficultés du groupement des agriculteurs bio de la Sarthe, confronté à un net ralentissement des conversions.  Les producteurs sont aussi pénalisés par le fait que les grandes et moyennes surfaces réduisent leurs assortiments, le nombre de références bio. C’est une perte de débouchés.Â
Par solidarité, le réseau national de la biocoop a donné 1 000 € à chaque ferme associée :  Il faut solidifier la filière en amont. Sinon, on n’aura plus rien à vendre.Â