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Arnage. Sa jolie sorcière a été retenue... |
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Anaïs Delafosse pose avec son affiche. © Le Maine Libre
Le carnaval de la sorcière, Anaïs Delafosse, 42 ans, l’a découvert l’an passé. Mais elle ignorait qu’un concours, porté par le Croc’organisateur de l’évènement, régissait la réalisation des affiches : « Je suis tombée dessus par hasard sur Facebook, j’ai trouvé ça cool d’y associer les habitants ». Alors cette année, en dessinatrice passionnée, elle a décidé de participer. Son fils Elliot, 11 ans, a d’ailleurs lui aussi créé une affiche pour le concours réservé aux enfants.
À l’annonce du palmarès du concours, Anaïs a eu une bien agréable surprise : son dessin a été choisi. Le dessin tient une grande place dans sa vie : « J’ai toujours dessiné, sans jamais prendre de cours, j’aime ça et j’enseigne le nail art un peu partout en France, dans des centres de formation, aux prothésistes, c’est un plaisir ». Autour d’elle, tout y passe : « Je peins sur bois, sur tout, j’ai même peint le casque de mon fils, les baskets de mon conjoint, partout où je peux je mets ma griffe. La seule chose que je ne fais pas, ce sont les graffitis, je ne sais pas utiliser les bombes ». Elle utilise tout ce qui lui tombe sous la main, aquarelle, peinture, mais elle a une préférence : « Les crayons de couleur ». C’est donc eux qu’elle a pris pour réaliser l’affiche : « J’ai déjà fait des compétitions de dessin mais il y avait longtemps que je n’avais pas touché à mes crayons, et puis ça a été l’occasion de faire quelque chose avec mon fils. On se réunissait pendant une heure, et comme il y avait beaucoup de surface à couvrir, des dégradés, les croquis, puis la mise en couleur, ça nous a pris quelques après-midi ». Avant de se lancer dans sa création, Anaïs a scrupuleusement lu le règlement afin de s’y conformer. Mais sa sorcière, qu’elle a accompagnée de fleurs qui égaient, d’une lune, de deux citrouilles, elle l’a voulu jolie : « J’ai voulu sortir du côté noir de la sorcière ».