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Arnage. Elle a présenté ses fossiles pour la première fois... |
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Adhérente de l’AMPA depuis avril, Éléonore a fait la promotion de la bourse à l’université. © Le Maine Libre.
Éléonore n’avait encore jamais exposé sa collection de fossiles et de minéraux, c’est chose faite à Arnage depuis ce week-end.
La bourse d’échanges de l’AMPA (Association de minéralogie et paléontologie d’Arnage), a été marquée par l’absence des vitrines d’exposition de fossiles et minéraux, toujours très appréciées du public ce week-end à Arnage.
Yves Létang, le président, le déplorait : Nous n’avons pas eu la salle dès mercredi comme chaque année. La maire a refusé disant que la salle pouvait être louée, mais elle ne l’a pas été. Nous n’avons pas eu le temps nécessaire à l’installation des vitrines, un travail long et minutieux
. Parmi les 47 exposants présents, Gerhard Sauer, un Allemand déjà venu qui a reçu le prix ville d’Arnage, et des nouveaux. Parmi ces derniers, Éléonore, 21 ans, qui raconte : J’habite à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. Je suis étudiante, en 2e année de géologie à l’université du Mans
. Sa passion pour les fossiles date de l’élémentaire : Depuis le CE1, je suis attirée par la paléontologie, ma grand-mère m’achetait des ouvrages sur le sujet
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La passion était née : Plus je découvre de choses, plus j’ai envie d’en découvrir
, s’enthousiasme-t-elle, ravie des très nombreux échanges, tant de pièces que de discussions avec les autres exposants. Ces derniers lui ont réservé un bel accueil : J’ai été gâtée, ils m’ont offert plein de choses, des conseils aussi
. Sa collection de fossiles, qui flirte aujourd’hui avec le millier de pièces, dont une ammonite de 5,9 kg, dénichée au burin et au marteau lors d’une exploration près de chez elle, elle l’a démarrée il y a 4-5 ans : J’ai acheté des pièces dans des musées, et on m’en a donné. Cette passion est venue après une colo sur le thème à Montbrun-les-Bains, dans la Drôme, en compagnie de jeunes de mon âge. On a pu fouiller, identifier les pièces trouvées, ça m’a plu
. Elle s’est équipée aussi d’un micropercuteur pour pouvoir affriter la roche et dégager les pièces. Sans surprise, Éléonore veut être paléontologue : J’aimerais faire un master en paléontologie patrimoine à Rennes pour faire de la médiation scientifique dans un musée
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