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Après un accord avec Donald Trump, la Biélorussie gracie 31 prisonniers ukrainiens... |
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Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, pendant une visite à son homologue russe Vladimir Poutine, à Moscou, le 26 septembre 2025. © RAMIL SITDIKOV / AFP
Samedi 22 novembre, la télévision d’État biélorusse a annoncé que 31 citoyens ukrainiens avaient été graciés dans le cadre d’un accord entre le président Alexandre Loukachenko et son homologue américain. Plus de 1 000 prisonniers politiques seraient encore dans les prisons du pays, selon des ONG de défense des droits humains.
La Biélorussie, alliée de la Russie, a gracié 31 citoyens ukrainiens, a annoncé la télévision d’État samedi 22 novembre 2025, dans le cadre d’un accord entre le président Alexandre Loukachenko et Donald Trump.
Ce dernier a encouragé le pays à libérer des prisonniers politiques lors de ses contacts avec son homologue biélorusse, qui dirige son pays d’une main de fer depuis trois décennies, réprimant les médias libres et l’opposition politique. En échange, Washington a partiellement levé les sanctions contre la compagnie aérienne biélorusse Belavia, lui permettant d’entretenir et d’acheter des pièces pour sa flotte, qui comprend des avions Boeing.
« Le président a gracié 31 citoyens ukrainiens qui ont commis des infractions pénales sur le territoire de notre pays », a déclaré à la télévision d’État la porte-parole d’Alexandre Loukachenko, Natalia Eismont. La grâce, qui a été demandée par l’Ukraine, est le résultat « des accords conclus entre le président américain Donald Trump et le président biélorusse », a-t-elle ajouté.
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« Des conditions pour le règlement du conflit armé dans l’État voisin »
Cette mesure vise à « créer des conditions pour le règlement du conflit armé dans l’État voisin », a précisé la porte-parole, en référence à la guerre en Ukraine. Les Ukrainiens, qui n’ont pas été identifiés, sont « actuellement en train d’être remis aux autorités ukrainiennes », a-t-elle souligné.
La Biélorussie accuse généralement les personnes qui s’opposent ou critiquent le gouvernement d’« extrémisme », leur infligeant des peines de prison de plusieurs années. Il n’a pas été immédiatement précisé si les Ukrainiens libérés étaient accusés de ce délit.
Plus tôt cet automne, Alexandre Loukachenko, qui cherche à améliorer son image à l’étranger alors que le pays est soumis à des sanctions massives de l’Occident, avait libéré des dizaines de prisonniers politiques, notamment des dissidents, des journalistes et des religieux éminents. Il reste encore plus de 1 000 prisonniers politiques dans les prisons biélorusses, selon des ONG de défense des droits humains.