|
Agroalimentaire : une formation bac + 1 de conducteur de lignes lancée en Sarthe avec le groupe LDC... |
1
Une nouvelle formation en bac + 1 de pilote de lignes de production automatisées va être lancée au lycée Val de Sarthe en partenariat avec LDC, à Sablé-sur-Sarthe. Photo d’illustration. © LDC
À partir de la rentrée 2024, une formation de pilote de lignes de production automatisées sera proposée en alternance entre le lycée Val de Sarthe et le volailler LDC à Sablé-sur-Sarthe. Douze étudiants seront recrutés pour constituer la première promotion.
Le lycée Val de Sarthe, le volailler LDC, le Cnam des Pays de la Loire et la communauté de communes du Pays sabolien ont présenté, au début du mois de février 2024, une nouvelle formation de niveau bac + 1 pour faire carrière dans l’agroalimentaire. Voici ce qu’il faut savoir.
Quelle est cette formation ?
Elle débouche sur un diplôme de spécialisation professionnelle en bac + 1 dénommé « pilote de lignes de production automatisées ». Il est délivré par le Cnam des Pays de la Loire (Conservatoire national des arts et métiers). La formation sera proposée à partir de septembre 2024 en alternance : les cours théoriques au lycée agricole privé Val de Sarthe, à Sablé-sur-Sarthe, et les périodes en entreprise au sein du groupe volailler LDC.
Trois sites pourront recevoir des étudiants : l’unité poulet et l’unité DPE sur le site LDC Terravenir, dans la zone sabolienne Saint-Laurent, ainsi que le centre d’abattage des volailles de Loué (Cavol). « Nous avons localement un fort besoin en main-d’œuvre qualifiée sur le métier de conducteur de lignes. Cette formation doit permettre d’y répondre », partage Arnould de Ravinel, le directeur des ressources humaines. Les alternants seront ainsi recrutés directement en CDI.
Qui peut postuler ?
Le processus de sélection « sera à la hauteur de l’enjeu » préviennent les différentes parties prenantes. Seules douze places seront ouvertes pour cette première promotion. Il est possible de postuler à partir du niveau bac (général, professionnel ou technologique). La formation est aussi ouverte aux personnes de moins de 30 ans en reprise d’études ou en reconversion. Les élèves pourront au besoin être hébergés à l’internat du lycée.
Le diplôme est gratuit pour les alternants et les frais de formation sont entièrement pris en charge par l’entreprise d’accueil. Il est possible de candidater via Parcoursup mais aussi en dehors. Pour cela, il faut contacter le lycée Val de Sarthe (02 43 55 08 00 ou sable@cneap.fr), les ressources humaines de LDC (02 43 62 70 51 – florence.cosnard@ldc.fr) ou la Cnam (02 43 26 22 37 – laval@cnam-paysdelaloire.fr).
Pourquoi c’est une avancée pour le lycée ?
Cette formation est inédite à l’échelle des Pays de la Loire selon Gaëlle Coupé, la directrice territoriale Cnam Sarthe et Cnam Mayenne. C’est aussi nouveau pour le lycée Val de Sarthe, jusqu’ici davantage tourné vers l’agriculture que l’agroalimentaire. « Reconnecter l’établissement à son territoire, c’est l’un des objectifs de ma présidence. Il est essentiel de former au plus près des entreprises qui font face à des difficultés de recrutement », apprécie Michel Dauton, à la tête de l’association de gestion de l’établissement depuis 2022.
« Notre lycée est sous-contrat avec le ministère de l’Agriculture et parmi les missions qui nous sont confiées, il y a l’animation dans le territoire », abonde Benoît Arondel, le directeur de l’établissement, lui aussi arrivé en 2022.
Pourquoi ça intéresse aussi la communauté de communes ?
La collectivité du Pays sabolien, qui exerce la compétence développement économique, soutient cette initiative. Cette formation constitue « la première brique » d’une offre d’études supérieures que la communauté de communes souhaite développer avec le Cnam dans le cadre de son projet de campus connecté. On parle là de la fameuse « Virgule 2 », tiers-lieu économique cher au président Daniel Chevalier et qui doit voir le jour d’ici la rentrée 2025 dans les locaux de l’ancienne médiathèque, près du collège Pierre-Reverdy, à Sablé-sur-Sarthe.
« À travers ce bâtiment, nous voulons nous donner la capacité d’aider nos jeunes étudiants et de former des futures recrues pour nos entreprises. Cela fait partie du territoire de demain tel qu’on l’imagine », souligne Daniel Chevalier.