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Agression du jeune Quentin à Lyon : le député LFI Éric Coquerel appelle l’extrême droite à « balayer devant sa porte »... |
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Eric Coquerel a de nouveau affirmé que LFI condamnait "toute violence politique". Photo d'illustration. © SARAH MEYSSONNIER / Archives REUTERS
Après l’agression à Lyon d’un jeune homme de 23 ans par des militants d’extrême gauche selon le collectif identitaire Némésis, le député insoumis Éric Coquerel a appelé l’extrême droite à « balayer devant sa porte », tout en pointant un « contexte lyonnais ».
Le député LFI Éric Coquerel a pointé samedi un « contexte lyonnais » et demandé à l’extrême droite de « balayer devant sa porte », en réaction à l’agression à Lyon d’un jeune homme de 23 ans par des militants d’extrême gauche selon le collectif identitaire Némésis.
Cet étudiant, prénommé Quentin, se trouve entre la vie et la mort, après « des échauffourées et une rixe entre des militants d’extrême droite et d’extrême gauche », selon une source proche de l’enquête.
LFI condamne « toute violence politique »
Selon le collectif Némésis, proche de l’extrême droite, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient près de l’IEP de Lyon contre une conférence de Rima Hassan jeudi soir. Il aurait été « lynché » par un groupe « en surnombre », selon l’avocat de la famille.
Interrogé sur franceinfo tv, Éric Coquerel a de nouveau affirmé que LFI condamnait « toute violence politique ». Il a indiqué que les militants chargés de la sécurité de Rima Hassan « n’étaient impliqués en rien dans ce qui s’est passé » et appelé à ce que « toute la lumière soit faite » sur l’évènement.
Il a aussi mis en avant un « contexte lyonnais » avec « depuis de nombreuses années (des) ratonnades, actions de l’extrême droite, sans que ça fasse beaucoup de unes de l’actualité », et sans que la police n’« intervienne » nécessairement. Il a aussi pointé le fait que les meetings LFI soient régulièrement « perturbés » par des « groupuscules d’extrême droite », « sans que la police ne fasse rien ».
Marine Le Pen devrait regarder « du côté de son camp »
L’agression de Quentin a suscité de multiples condamnations politiques, la cheffe de file de l’extrême droite Marine Le Pen appelant notamment à ce que les « milices d’extrême gauche » soient considérées comme des « groupes terroristes ». « L’extrême gauche tue », a de son côté affirmé la députée européenne Reconquêtes Sarah Knafo.
Les formations d’extrême droite, « notamment Mme Knafo, qui appartient à Reconquête, qui est proche de ces groupes identitaires, feraient mieux d’abord […] de balayer (devant) leur porte par rapport à toutes ces actions, parce qu’encore une fois et alors là de manière systématique, la violence aujourd’hui d’extrême droite, de l’ultra droite identitaire, raciste, elle est documentée, prouvée et malheureusement peu de choses sont faites », a-t-il dit.
Et quant à Marine Le Pen « elle serait mieux inspirée si elle regardait du côté de son camp, de ce qui se passe à Lyon depuis des années », a-t-il jugé. « Il y a […] une terreur qui est installée à Lyon. Et je pense que (Marine Le Pen) serait plus légitime si elle avait condamné ce genre d’événement ou si, par exemple, elle condamnait quand nous, nous sommes dans nos meetings, agressés, ce qu’elle ne fait pas évidemment », a-t-il dit.