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L'école primaire des Ardriers prend l'eau... |
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L'eau provient du manque d'étanchéité autour du lanterneau (coupole donnant de la lumière) du premier étage. Gorgées d'eau, les dalles du plafond ont été retirées. Mais hier après-midi, les seaux continuaient de se remplir...
Le dégel a provoqué de gros problèmes d'infiltrations. Deux salles de classe sont inutilisables. Tout devrait rentrer dans l'ordre lundi. Sauf si...
La plupart des Manceaux ont accueilli la remontée des températures et le dégel du début de semaine avec soulagement.
A l'école des Ardriers, le changement de temps a engendré de gros problèmes dans les locaux. L'eau qui s'était accumulée depuis des mois sur le toit-terrasse de l'école primaire s'est introduite par le lanterneau (une espèce de puits de lumière) et a inondé le couloir du premier étage. Et la classe la plus proche. Le sol de cette dernière s'est tellement imbibé que l'eau s'est répandue dans la classe du rez-de-chaussée juste en dessous. Pas par le plafond, mais par les rigoles où passent les fils électriques et les néons.
L'inondation a débuté lundi soir. Les enfants ont été évacués avant l'heure de sortie. « Et mardi matin, j'ai attendu que les professionnels dépêchés par la mairie s'assurent que tout était sécurisé avant de faire entrer les élèves en classe », raconte Dominique Caignart, le directeur de cette école de 173 élèves répartis en 8 classes. Depuis mardi, des ouvriers travaillent sur le toit pour en assurer l'étanchéité.
En attendant, les deux classes sinistrées ont été déménagées. Les élèves de CP se sont installés dans la salle d'arts plastiques, les CE2-CM1 dans celle d'informatique. « Il avait été question d'investir le préau couvert. Mais cela aurait nécessité d'y installer le mobilier, de le retirer mercredi pour le centre de loisirs, de l'y remettre jeudi... On a préféré cette solution ».
Jeudi midi, panne générale
Les élèves sont donc au sec, mais l'électricité a souffert. Le réseau téléphonique aussi. Jusqu'à jeudi soir, l'école était « coupée du monde ». Sans téléphone, ni Internet. Jeudi en fin de matinée, tout le réseau électrique a sauté : en primaire, bien sûr mais aussi à la maternelle voisine où l'alarme s'est déclenchée. Et à la cantine. A l'heure du déjeuner, forcément, ça a compliqué les choses. « Les enfants ont déjeuné un peu plus tard, tous ensemble et dans un même service, mais ils ont mangé chaud, dès que le courant a été rétabli », rassure Dominique Caignart.
Dès le départ, les enseignants ont pris le parti d'expliquer aux enfants ce qui se passait pour éviter l'inquiétude. « Mais quand toutes les lumières se sont éteintes d'un seul coup, certains ont été effrayés. Pour nous, les enseignants, c'est beaucoup de stress ».
Il est interdit aux élèves d'aller au bout du couloir où seaux et serpillières ont été disposés. Imbibées d'eau, les dalles plastiques sont en train de se décoller et mettent le sol à nu. « En dessous, on nous a dit qu'il s'agirait d'amiante ». Construite dans les années 1970, l'école a été rénovée il y a deux ans, sauf les sols justement, qui seraient d'origine.
Laurence PICOLO.