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« Une disparition suspecte » : ce berger sarthois retrouve ses brebis grâce aux réseaux sociaux... |
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« Entre soulagement et dégoût » : Pierre Giroux, de la société d’écopâturage Écopattes se réjouit d’avoir retrouvé ses brebis grâce aux réseaux sociaux. Il déplore néanmoins la mort d’une d’entre elles et soupçonne fortement qu’une tentative de vol soit à l’origine de la divagation de ses bêtes. © Archives Ouest-France
Disparues « dans des circonstances suspectes » à La Flèche (Sarthe), les brebis de Pierre Giroux, fondateur de la société d’écopâturage Écopattes, ont été retrouvées grâce à un appel lancé sur les réseaux sociaux.
Plus de peur que de mal, même si ce n’est pas exactement le happy end espéré… Mercredi 23 octobre 2024, Pierre Giroux, fondateur de la jeune société d’écopâturage Écopattes, installée à Ligron, quelques kilomètres au nord de La Flèche (Sarthe), a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour retrouver quelques-unes de ses bêtes après « une disparition dans des circonstances suspectes » entre le dimanche et le mardi précédents.
Un appel à témoin très efficace sur Facebook
« Huit brebis Lande de Bretagne : deux noires et six blanches. Ce sont des moutons de taille moyenne (environ 40 - 50 kg). Elles sont facilement repérables car elles se déplacent en lots », expliquait-il alors aux internautes, inquiet de ne pas retrouver ses animaux là où il les avait laissés, à savoir sur un de ses sites d’écopâturage, avenue Rhin-et-Danube, près du magasin JouéClub à La Flèche.
Très vite, son avis de recherche trouve de l’écho auprès des utilisateurs de Facebook, où, via le groupe des habitants de la commune, « la Vraie communauté fléchoise », il est partagé des dizaines de fois en seulement quelques minutes. Au point que, dans l’heure, un commentaire lui annonce la bonne nouvelle : ses brebis sont repérées et il est invité à venir les récupérer, dans un pré, quelques centaines de mètres plus loin.
Le message provient d’une riveraine qui aurait vu les moutons divaguer la veille, et les avait dirigées vers le champ. Prévenue, la police municipale s’était même rendue sur place « pour constater que les moutons étaient bien dans un pré clos, en attendant de retrouver leur propriétaire », indique la Ville. Chose qu’ils n’ont pas eu le temps de faire, l’appel à témoin du lendemain ayant rapidement porté ses fruits.
Un « soulagement » pour Pierre Giroux, qui cache pourtant un sentiment doux-amer… « Nous les avons retrouvées grâce à la communauté fléchoise hyper bienveillante », explique l’éleveur, d’autant plus reconnaissant qu’il a également été aidé par des riverains pour contenir ses animaux affolés une fois retrouvés.
Des circonstances qui posent encore question
Néanmoins, l’escapade de ses moutons l’interroge, au point qu’il soupçonne une tentative de vol avortée. « Le parc mobile (où se trouvaient les brebis à l’origine) avec une double clôture électrique présente un seul point d’entrée et de sortie. Or, quand c’est le fait d’un animal sauvage, il y a un point d’entrée et de sortie », explique-t-il, également troublé par le comportement de ses brebis « très apeurées » et visiblement peu enclines à se laisser approcher par l’homme. Ce qui n’est pas dans leurs habitudes. « Quand nous les avons vues, elles ont directement pris la fuite alors qu’elles nous connaissent parfaitement », s’étonne-t-il.
Pire encore, « dans cette triste histoire, une agnelle de l’année est morte électrocutée », bloquée dans un filet, déplore l’éleveur qui note que la tête de l’animal s’est coincée « dans le sens extérieur vers l’intérieur de la parcelle ». Un « détail troublant » qui étaierait l’hypothèse de l’intervention d’un tiers. Si bien que : « l’humeur est mitigée, entre soulagement et dégoût d’avoir perdu l’une de nos petites née cette année », résume Pierre en guise de réponse à une demande de nouvelles qui lui a été adressée sur les réseaux sociaux.