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« Un vrai bonheur » : en gare du Mans, ce pianiste amateur offre des concerts aux voyageurs... |
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Armel de la Bouillerie joue du piano et chante en gare du Mans comme un vrai concert improvisé, pour le bonheur de certains voyageurs. © Ouest-France
Lors de ses correspondances en gare du Mans (Sarthe), Armel de la Bouillerie aime s’installer au piano, mis à disposition dans la gare, et partager sa passion de la musique avec les voyageurs en transit.
Dans la vie, Armel de la Bouillerie navigue entre Paris et Aubigné-Racan (sud Sarthe). Et, depuis que sa voiture est tombée en panne il y a quelques mois, le quinquagénaire prend le train et se retrouve en correspondance environ trois fois par mois en gare du Mans. Voici comment est née la rencontre entre Armel de la Bouillerie et le piano installé dans le hall de la gare.
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 Souvent, j’ai jusqu’à une heure de transit. Un jour, je m’y suis installé et j’ai découvert que jouer dans la spontanéité du moment était plus simple pour moi que de jouer sur commande dans des bars, exercice auquel je me suis prêté sans succèsÂ
, raconte celui qui n’est pas musicien professionnel, mais qui possède tout de même un bon niveau face à l’instrument. Et le public ne s’y trompe pas.
« On devrait payer tellement c’est beau »
Armel de la Bouillerie ne fait pas que jouer du piano. Il chante aussi. Et là , ça devient un vrai concert offert aux voyageurs, qui s’installent sur les bancs du hall, transformé l’espace d’un instant en salle de spectacle.
Catherine, de passage entre Caen et Nantes ce jour-là , applaudit à la fin d’un morceau :  C’est un vrai bonheur. On devrait payer tellement c’est beau. Ces correspondances sont parfois pénibles, alors qu’avec cet intermède c’est plaisant. C’est une belle initiative de la SNCF.Â
Le pianiste partage parfois l’affiche.  Ça arrive que d’autres musiciens de passage avec un leur instrument proposent un duo
, indique le Sarthois. Le plus important est de se sentir bien accueilli. Il y a un accordage de cÅ“ur à cÅ“ur. Cela peut rendre la vie plus légèreÂ
. Il philosophe :  La musique me fait oublier mes fragilités, dans la gare je peux m’exprimer librement, simplement.Â
Mardi 15 juillet 2025, le pianiste offrira une dernière chanson avant de partir vers la Martinière à Aubigné-Racan, où il a créé il y a quinze ans un hameau social :  Ici, c’est mon lieu de passage entre Paris et la campagne ? Une vraie pause.Â