|
Procès Fillon. «J’ai déjà été condamné par un tribunal médiatique» répète François Fillon, combatif... |
1
Deuxième journée d’audience pour François et Penelope Fillon, ainsi que Marc Joulaud. © AFP
François Fillon a effectué une déclaration combative, ce jeudi 27 février 2020, alors que le tribunal correctionnel de Paris commence à examiner le fond du dossier pour lequel il est soupçonné d’avoir accordé un emploi fictif à sa femme Penelope Fillon.
Le tribunal correctionnel de Paris a laissé la possibilité aux prévenus d’effectuer une déclaration liminaire, ce jeudi 27 février 2020. François Fillon, soupçonné d’avoir accordé des emplois fictifs à son épouse, s’est en emparé :
Je n’avais pas l’intention de faire une déclaration liminaire, mais, le parquet ne m’ayant laissé le choix qu’entre la peine de mort et la victimisation, je vais le faire.
Une allusion à des déclarations des procureurs nationaux financiers, la veille, mercredi 26 février 2020. Ils avaient notamment rappelé que sous l’Ancien Régime, le détournement de fonds était un crime puni de la peine de mort par pendaison
. Ils avaient aussi fustigé la stratégie de victimisation
de la défense.
Il aborde ce procès « avec confiance »
François Fillon s’est réjoui, ce jeudi, que la présidente du tribunal ait rappelé, la veille, la présomption d’innocence des prévenus : Votre rappel me permet d’aborder ce procès avec confiance.
Il nuance toutefois, reprenant sa ligne de défense énoncée lors de l’émission de France 2 « Vous avez la parole » : J’ai déjà été condamné sans appel par un tribunal médiatique. […] Les dégâts sont irréparables : l’élection présidentielle, la place du courant de pensée que je portais… Quelle que soit votre décision, rien n’y changera.
Sur un ton plus combatif, il a exposé sa volonté de défendre sa vérité sur le travail de mon épouse auprès de moi et de Marc Joulaud.
+ « J’ai toujours travaillé en retrait », témoigne Penelope Fillon
+ Les emplois de Penelope Fillon pour son mari examinés par le tribunal ce jeudi
+ Une très courte audience pour commencer
+ Procès Fillon. Un couple, des trajectoires liées