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« On sera remboursés plus vite » : après les inondations, cette mesure devrait faciliter la vie de ces commerçants... |
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Les commerces de l’îlot du Quai des Carmes et l’îlot Molière - Thiers - Boisnet sont sous le coup d’un arrêté de fermeture administrative © Ouest-France
La mairie a pris des arrêtés municipaux de fermeture administrative pour une partie des commerces du centre-ville d’Angers (Maine-et-Loire). Impactés par la crue de la Maine et les inondations, ces derniers redoublent de solidarité et oscillent entre résignation et inquiétude.
Pour accompagner les commerçants angevins touchés par la crue dans leurs démarches auprès des assurances, la mairie a pris des arrêtés municipaux de fermeture administrative. Ils concernent l’îlot du Quai des Carmes, depuis jeudi, et l’îlot Molière - Thiers - Boisnet, depuis vendredi. « Il fallait que la mairie le fasse pour que nos assurances déclenchent les remboursements. »
Pour Christian, gérant du tabac de la place Molière depuis cinq ans, c’est un soulagement. Il découvre l’arrêté ce lundi matin, en même temps que les dégâts à l’intérieur de son établissement. « C’est rassurant, on sera remboursé plus vite avec les indemnités journalières. Ça va nous permettre de reprendre et de garder le sourire », souffle le patron, optimiste.
Il a appris la nouvelle grâce à un groupe de commerçants de la place Molière qui s’est créé au détour de la crue. Ils y partagent les dernières informations, les arrêtés, l’évolution de la crue dans le quartier. Une solidarité que le gérant du bar - tabac espère voir perdurer pour dynamiser la place. Face aux dégâts, comme de nombreux commerçants croisés ce lundi midi, il va maintenant devoir s’atteler au nettoyage, pour rouvrir au plus vite.

Christian, gérant du tabac de la place Molière depuis cinq ans, a découvert ce matin l’état de son commerce après le passage de la crue. Ouest-France
Réouverture des Halles Cœur de Maine ce mardi
Ces arrêtés devraient permettre aux commerçants d’améliorer la prise en charge du sinistre par les assurances. « Ils s’inscrivent en complémentarité avec le régime de « catastrophe naturelle », qui sera reconnu au niveau national pour le territoire le 4 mars », précise la mairie.
Dans la Doutre, de l’autre côté du pont, la décrue est aussi amorcée. « Le plus difficile, c’est l’incertitude », s’accorde un groupe de commerçants de la rue Beaurepaire. Ils espèrent surtout que les Angevins seront de retour pour les soutenir à la réouverture. « Pour ça, encore faut-il que le quartier soit de nouveau accessible pour que les clients puissent venir », pointe la fleuriste de la rue. Et pour le moment, entre le pont et le parking fermé, « on ne sait pas quand le quartier va reprendre vie ».
Côté commerce, les Halles Cœur de Maine, fermées depuis bientôt une semaine devraient rouvrir ce mardi 24 février 2026. Fermées en prévisions des inondations, elles n’ont finalement pas été touchées par la crue.