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« Nous serons contraints de mettre fin à l’accompagnement scolaire »... |
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Louise Fleurus dirige le centre social de Coulaines. © Le Maine Libre
« Les Maisons pour tous n’ont plus les moyens d’assurer l’intégralité de ce service en raison du manque d’aide de la mairie du Mans », explique Louise Fleurus, la directrice du centre social de Coulaines (Sarthe).
Le Maine Libre : Pour quelles raisons serez-vous amenés à prendre cette décision ?
Louise Fleurus : « Comme beaucoup d’associations, les Maisons pour tous de Coulaines doivent faire face à des baisses de subventions et à un budget de plus en plus contraint. Face à ces difficultés, les administrateurs sont confrontés à des choix difficiles pour maintenir la stabilité financière du centre social. De ce fait, se pose la question du maintien de l’accompagnement à la scolarité que nous mettons en place pour les enfants de l’école Camille-Claudel. »
+ Coulaines. Le centre social se développe mais reste fragile financièrement
Les actions de soutien que vous menez auprès des écoles primaires de Coulaines et le collège Jean-Cocteau seront maintenues, pourquoi pas celles de l’école Camille-Claudel ?
« L’accompagnement à la scolarité est actuellement financé par la CAF, l’État et Le Mans Métropole, mais son budget est déficitaire depuis plusieurs années. Pour mener à bien notre action à Coulaines, nous sommes soutenus financièrement par la mairie. Pour l’école Camille-Claudel, située sur le territoire de la ville du Mans, nous aurions besoin d’une aide de la municipalité mancelle d’environ 5 000 €.
C’est pourquoi nous avons sollicité les élus à plusieurs reprises, mais en l’absence de réponse, les administrateurs des Maisons pour tous seront contraints de mettre fin à l’accompagnement scolaire à partir de la rentrée de septembre 2025, et ce malgré l’importance des besoins repérés sur le quartier Bellevue. »
+ Coulaines. Que seraient les Maisons pour tous sans leurs bénévoles ?
En quoi ces élèves seront-ils pénalisés ?
« Cette action permet d’accueillir trois soirs par semaine dix enfants encadrés par deux animateurs et des bénévoles au sein de l’espace de vie social Georges-Moustaki, situé à proximité de leur école. Ils sont accompagnés dans la réalisation de leurs devoirs, mais aussi dans la découverte d’activités ludiques et créatives propres à éveiller leur curiosité et à favoriser leur estime de soi. Grâce à ce projet, les enfants sont soutenus dans leurs apprentissages et deviennent plus d’autonomes dans leur organisation scolaire. »