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« Je venais tous les jours à pied » : les mobilités douces, objet d’un challenge dans les écoles... |
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Les élèves des classes de CE2, CM1 et CM2 de l’école La Voutonne de Précigné ont reçu des brassards mais aussi des catadioptres en guise de lots pour avoir participé au challenge mobilités douces. © Ouest-France
Dans le cadre de l’édition 2024 des Semaines du développement durable, de fin septembre à mi-octobre, l’association Aime de Sablé-sur-Sarthe a initié un challenge mobilité douce à l’attention des écoles primaires. Deux établissements ont joué le jeu : l’école La Voutonne à Précigné et l’école Gilles-Ménage de Sablé-sur-Sarthe.
De fin septembre à mi-octobre, l’événement national des Semaines du développement durable 2024 a été décliné en plusieurs actions à travers le Pays sabolien. Notamment à hauteur d’enfant. L’association sabolienne Aime (Agir ici et maintenant pour l’environnement) avait ainsi l’intention de sensibiliser les jeunes sur l’importance de ne pas utiliser de véhicules polluants pour aller ou revenir de l’école.
Deux écoles publiques de la communauté de communes ont répondu favorablement à cette initiative : l’école La Voutonne, de Précigné et l’école Gilles-Ménage, de Sablé-sur-Sarthe. Le principe était simple : à partir d’un calendrier s’étalant du 27 septembre au 11 octobre 2024, les élèves des classes concernées devaient noter chaque jour leur mode de déplacement avec, pour objectif, d’utiliser au maximum les mobilités douces (à pied, à vélo, en trottinette).
La palme pour les CM2
Pour introduire ce challenge, les membres de l’association avaient réalisé une intervention dans les classes pour expliquer ce qu’étaient les mobilités douces, en quoi elles pouvaient être favorables pour la santé des individus mais aussi pour l’environnement.
La remise des prix a eu lieu la semaine dernière, avant de partir en vacances de la Toussaint. Martine Hurel et Sylvie Guyard, deux bénévoles d’Aime, en ont profité pour faire une petite piqûre de rappel auprès des élèves qui s’étaient pris au jeu du challenge. « Moi, je venais tous les jours à pied », lançait une élève de CE2 de Précigné. « Moi, je faisais l’aller à pied et le soir, je rentrais en voiture », ajoutait un autre. « Nous, on a fait du covoiturage », pouvait-on entendre dans la classe. Des enfants assuraient qu’ils allaient continuer de venir à pied à l’école.
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À l’école de La Voutonne, de Précigné, c’est la classe de CM2 qui est arrivée en tête en comptabilisant 247 déplacements en mobilité douce, soit l’équivalent de 64 % des déplacements totaux des enfants de la classe.
À l’école Gilles-Ménage, de Sablé-sur-Sarthe, la palme est revenue à la classe de CM2 également, avec 91 % des déplacements considérés comme non polluants. « Ici, nous sommes sur une échelle différente où beaucoup d’enfants viennent à l’école à pied, explique Martine Hurel. En fait, ils ont assez peu modifié leur façon de faire. C’est une école en milieu urbain. Il n’empêche, les enfants ont très bien retenu les enjeux des mobilités douces. »