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« J’aimerais bien être arrière-arrière-grand-mère » : Léa fête ses 100 ans ce vendredi... |
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Léa Coulée vit tranquillement, chez elle, bien entourée par sa famille et ses amis. © Le Maine Libre
Ce vendredi 26 juillet 2024 n’est pas seulement marqué par l’ouverture des Jeux olympiques, c’est aussi l’anniversaire de cette Champagnéenne qui célèbre aujourd’hui un siècle de souvenirs.
Cent ans, ça se fête ! Née le 26 juillet 1924 à Champagné (Sarthe)  au lieu-dit VerdunÂ
glisse Léa Coulée qui a toujours vécu dans la commune, ou presque.  Avec Georges, mon mari, nous étions installés à la ferme du château d’Auvours, en limite de Champagné et d’Yvré. Quand il est décédé en 1973, je ne pouvais plus exploiter la ferme toute seule, je suis venue habiter ici.Â
Le couple a eu trois enfants : Jean, André et Nicole qui a leur tour ont agrandi la famille avec huit petits enfants et douze arrière-petits-enfants.  J’aimerais bien être arrière-arrière-grand-mère, maintenantÂ
sourit l’aïeule, toute surprise d’avoir atteint cet âge.  C’est peut-être génétique. Ma grand-mère et mon père sont décédés à 98 ans. Et ma mère, à 99 ans et demi. Moi, j’ai rien fait de particulierÂ
dit-elle avec un brin de patois.  J’ai toujours eu une vie tranquille. Je mange ce que j’aime, beaucoup de légumes, peu de viande. Et surtout jamais de fromage. J’ai horreur de ça. Je ne prends pas de médicament mais je vois quand même le docteur tous les six mois.Â
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Un train de vie bien rempli
 Le matin, après le petit-déjeuner, je lis Le Maine Libre, je suis abonnée depuis 1963. Je reste à la maison. En fin de journée, il y a les jeux à la télé. Je vais me coucher après les informations.Â
Le mardi, par contre, le rythme change.  L’après-midi, il y a les cartes avec Générations MouvementÂ
souligne Léa qui a été secrétaire du club pendant dix ans.  J’ai fait de nombreux voyages avec le club autrefois : dans le Midi, en Espagne, en Andorre, en Autriche…Â
énumère-t-elle. Ainsi s’écoule la vie. Ma fille vient me voir tous les matins et mes fils une fois par semaine. J’ai aussi la chance d’avoir un bon voisinage. Champagné a bien changé. Quand j’étais à l’école, il y avait 1 200 habitants, tout le monde se connaissait. Il y avait plus de commerces qu’aujourd’huiÂ
raconte Léa qui a obtenu son certificat d’études en 1937.  La distribution des prix se faisait dans la baraque aux Américains. Une salle qu’ils avaient construite après la guerre de 14.Â
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