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Champagné. « Nos jeunes juges sont un plus »... |
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Les jeunes juges de l’EAVH ont été récompensés. © Le Maine Libre
Lors de la dernière assemblée générale de l’Entente athlétique du Val d’Huisne à Champagné, les dirigeants ont salué l’implication des jeunes juges arbitres et les ont récompensés.
« Lorsqu’ils débutent, la première année, les jeunes juges pratiquent lors des compétitions départementales. Ils peuvent commencer la première année de benjamins. En deuxième année, en benjamins 2 ou minimes 1, ils peuvent juger des compétitions régionales. Pour les fédérales, en 3e année, il faut être minimes. Pour nous, c’est confortable d’avoir des jeunes juges, c’est aussi une fierté, ça montre que nos jeunes sont impliqués dans la vie du club. On est sans doute l’un des petits clubs du département qui en a le plus », notent les deux coachs.
« À partir du niveau régional, c’est obligatoire d’avoir des jeunes juges, sinon on a des pénalités à payer. » Mais être juge s’apprend, avec de la théorie autour du règlement et de la pratique lors des compétitions aux côtés des juges adultes. Une formation qui est progressive de la 1re à la 3e année avec des objectifs à chaque niveau, en vue d’être certifié et de devenir de plus en plus autonome lors des compétitions.  Pour les jeunes juges, ce n’est pas facile car ils sont aussi compétiteurs. Mais en étant eux-mêmes jeunes juges, ils comprennent aussi parfois mieux les décisions des juges. Un équilibre à trouver.Â
Se faire respecter
Cette formation de jeunes juges permet aussi aux jeunes athlètes de mieux connaître leur sport et de prendre confiance en eux. « Je suis juge par amour de l’athlétisme », lance Méline, 13 ans.  Pour ma part, j’ai choisi d’être juge par esprit d’équipe et pour l’effet de groupeÂ
, souligne Justine 15 ans. « Le plus difficile est de rester debout pendant toute la compétition. »
« Il faut savoir se faire respecter, ce n’est pas toujours facile » précise Maëlle, 14 ans. « Il faut parler fort et être sûr de soi » ajoute Éléonore, 12 ans.
« Pour les compétitions départementales, on peut juger toutes les disciplines. À partir des compétitions régionales, on fait le choix d’une discipline : saut, lancer, courses… Mon frère l’a fait avant moi, ça me plaît. Je suis starter » précise Yanis, 13 ans. L’EAVH peut compter sur la jeune génération pour assurer la relève.