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« J’ai cherché un dentiste pendant deux jours, j’ai fini par trouver… à une heure de route de chez moi »... |
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« Depuis deux jours, je me casse les dents à chercher le dentiste de mes rêves. » Ici, dans un cabinet dentaire à Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) en décembre 2025. © Elsa Rancel / Ouest-France
Courrier des lectrices et des lecteurs. « Comment ne pas grincer des dents devant cette situation alarmante où une population se retrouve seule et démunie face à un problème dentaire ? »
Dans le cadre de notre rubrique « Courrier des lectrices et des lecteurs », Isabelle Huault (Mayenne) nous raconte ses difficultés pour obtenir un rendez-vous chez un dentiste :
« Enfant, je détestais aller chez le dentiste. Aujourd’hui, je rêve de celui qui daignera me réparer une dent qui m’a lâchée juste deux mois après le départ soudain et inexpliqué de mon dentiste. Sale coup !
Depuis deux jours, je me casse les dents à chercher le dentiste de mes rêves. D’abord à ma porte, à L’Huisserie (Mayenne) et à Laval, puis à Château-Gontier, Mayenne, Évron, Vitré (Ille-et-Vilaine)… Au décours de mes appels désespérés, j’apprends que plus aucun praticien de la Mayenne n’accepte de nouveaux clients.
Je suis orientée vers les urgences dentaires de Château-Gontier, que j’appelle toutes les heures pendant deux jours. J’obtiens pour seule réponse : « Toutes les lignes sont actuellement occupées ». Il me faut me résoudre à prendre le seul rendez-vous que je trouve sur Doctolib, hors département, à plus d’une heure de chez moi.
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« Activer des solutions »
Comment ne pas grincer des dents devant cette situation alarmante où une population se retrouve seule et démunie face à un problème dentaire ? Une secrétaire me disait son désarroi d’entendre des gens pleurer et de n’avoir aucune réponse à leur offrir. Quand les praticiens sont aussi dépités que les patients laissés en plan, comment ne pas crier au scandale d’en être arrivé là ?
Voilà, c’est dit. Et maintenant ? Allez, ouste, ne pas attendre que les poules aient des dents pour activer des solutions à court et plus long terme. Je veux croire qu’elles sont à portée de courage des décideurs et autres protagonistes concernés par le sujet. »