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« C’est dur et magique » : ils participent au Marathon des Sables, course de 270 km dans le désert pour une association... |
En couple depuis 17 ans, Mélissa et Alexy Cereuil vont participer au Marathon des Sables pour la deuxième fois en avril 2026. Une épreuve de 270 km en six étapes dans le désert marocain de Marzouga. Un défi sportif, mais aussi solidaire puisqu’ils courront au profit d’une association sarthoise.
Le Maine Libre : Qu’est-ce que cette épreuve à laquelle vous allez participer pour la deuxième fois après l’édition 2024 ?
Mélissa Cereuil : « Le marathon des Sables c’est 270 km en six étapes dont une longue de 100 km (du 5 au 11 avril 2026). Cette année, c’est la quarantième édition, un anniversaire emblématique. Ça se passe dans le désert de Merzouga au Maroc. Près de 1 600 participants sont attendus. Il y a deux ans, c’était une découverte pour nous. Ça a été une aventure incroyable, c’était dur et magique, c’est pour ça que l’on y retourne. »
Vous évoluez pendant plusieurs jours dans des conditions difficiles ?
« On est vraiment à la base. On n’a qu’une seule tenue. On est limité en eau donc on doit faire attention à nos réserves. L’organisation donne un bidon de 5 litres par personne à l’arrivée d’une étape et on doit tenir sur le camp jusqu’au départ de la suivante le lendemain sur laquelle on a des ravitaillements. Cette eau permet de nous hydrater, de nous laver, de faire nos lessives, il faut l’économiser. Cinq litres d’eau ça part vite, on est dans le désert, il fait chaud, il faut manger la nourriture lyophilisée qui demande de l’eau… On ne part qu’avec une tenue de sport qu’il faut bien rincer un peu. On alterne entre marche et course car on ne peut pas courir tout le long, c’est impossible. Sur l’étape longue qui dure toute la journée, le pic de chaleur avoisine les 60 degrés. »
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Vous dormez en bivouac entre chaque étape ?
« Oui, un bivouac se déplace. C’est une tente berbère, une toile tenue avec deux bâtons et on a un tapis au sol. L’organisation installe et démonte tout. »
Comment vous préparez-vous à l’épreuve ?
« Alexy et moi courons toute l’année. On fait des marathons, des semis, on est toujours actif. Pour cette course spécifique, on a une préparation basée sur le renforcement musculaire et les sorties longues. Il faut alterner avec de la marche et faire du travail en côte car il y a du dénivelé. Au Mans, on s’entraîne rue de Gazonfier, avenue Paul-Louis-Jacques et les escaliers du tunnel. »
Une telle épreuve en couple doit renforcer les liens ?
« Ça nous a vraiment renforcés. On savait qu’on pouvait compter l’un sur l’autre. On ne se parlait pas forcément pendant la course, on était chacun dans notre bulle, on était ensemble mais seuls. »
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Vous courez pour une association ?
« On le fait pour Solidarité femmes 72, qui aide les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants. Quand on a fait la course en 2024, on avait récolté 2 000 € pour l’association. Ça avait permis d’aménager, de faire quelques travaux dans les appartements mis à disposition de ces femmes pour les mettre en sécurité. On a fait une campagne via Helloasso, les dons sont directement reversés à l’association. »
Vous avez aussi créé votre propre association ?
« Oui, elle s’appelle « Elle et lui ». Dans le but de récolter des fonds via des partenaires locaux pour financer ce défi sportif et solidaire. Nous sommes d’ailleurs toujours à la recherche de partenaires locaux ! »