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« Il n’y avait presque rien » : retour sur les 30 ans d’histoire de l’Arche de la Nature au Mans... |
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Vue actuelle de l’Arche de la nature, espace de 500 hectares aux portes du Mans, devenu en trente ans un lieu incontournable pour les familles. © Ouest-France
L’Arche de la nature, située au Mans (Sarthe), offre depuis trente ans un vaste espace naturel de 500 hectares. Mais l’écrin de verdure a-t-il toujours ressemblé à celui que l’on connaît aujourd’hui ?
C’est un poumon vert qui soufflera ses trente bougies en 2026. L’histoire de l’Arche de la Nature commence en 1972, avec l’achat par la Communauté urbaine du Mans (Sarthe) des premiers terrains boisés dans les communes du Mans, Changé et Yvré-l’Évêque. « L’objectif était d’offrir aux habitants du quartier des Sablons, massivement urbanisé dans les années 1960, un espace de respiration en pleine nature », raconte Cédric Lebreton, chargé de communication qui travaille à l’Arche depuis 1998.
« Il y a eu des débats sur l’intérêt d’investir dans ces terrains »
« Au départ, c’était surtout social, pas vraiment axé sur l’environnement comme aujourd’hui », se souvient le salarié, qui venait déjà ici dans les années 1970 avec l’école. Le site était parfois encombré de déchets et souvent inaccessible, les propriétaires voisins fermant les chemins publics. À l’époque, dit-il, « il y a eu des débats sur l’intérêt d’investir dans ces terrains. Puis, petit à petit, on a réfléchi à les racheter et à les aménager ».
C’est ce qui s’est passé en 1995, avec le rachat de 200 hectares supplémentaires par le conseil communautaire. Avec l’idée de « faire de ce lieu un espace de découverte de la nature ». Très vite, les choses s’accélèrent.
« Il n’y avait presque rien »
L’année suivante, en 1996, le projet est baptisé Arche de la Nature, comme on le connaît aujourd’hui. « On va réfléchir sur la protection de l’environnement, et mettre en valeur les trois écosystèmes : l’eau, la forêt et le bocage », explique Cédric Lebreton. Le site devient un service public géré par Le Mans Métropole. Aujourd’hui, 42 salariés y travaillent toute l’année.
Les premières fêtes sont lancées en 1997, comme la fête du cheval percheron, la fête de la pomme… « Avant ça, il n’y avait presque rien, pas de programme, pas de sorties organisées. » En 1998, un vrai calendrier d’activités est mis en place. Il y a désormais des sorties nature, des expositions, des stages, des fêtes populaires. Le public est varié : « Aujourd’hui, on accueille environ 14 000 élèves par an et plus d’un demi-million de visiteurs chaque année. »
Trois maisons de l’Arche
L’Arche de la Nature s’articule autour de trois maisons thématiques, chacune pensée pour faire découvrir un aspect du patrimoine naturel local. La Maison de l’Eau, aménagée en 1997 dans une ancienne usine, « n’était pas ouverte au public avant, mais aujourd’hui, on y trouve des aquariums, des expositions sur le cycle de l’eau et un accès direct à l’Huisne », rembobine Cédric Lebreton.
La Maison de la Prairie, elle aussi ouverte en 1997-1998, est devenue une ferme conservatoire avec des races locales comme « l’âne normand ou la vache saosnoise ». Elle accueille les visiteurs avec ses chevaux percherons, son jardin potager et ses sentiers. « C’est quelque chose qui n’existait pas du tout à l’époque. »
Enfin, dernière venue, la Maison de la Forêt inaugurée en 2013, est nichée au cœur de 350 hectares boisés. « On travaille actuellement sur un parcours pieds nus et des jeux pour remonter jusqu’à la maison en s’amusant », explique l’agent.