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« Il avait une présence incroyable » : ce comédien sarthois se souvient de Niels Arestrup... |
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Le comédien sarthois Sébastian Lazennec en 2020. © archives Le Maine Libre
Directeur de la compagnie Groupe Déjà , le comédien et metteur en scène sarthois Sébastian Lazennec a étudié une année au sein de l’école de théâtre montée par Niels Arestrup, décédé ce 1er décembre 2024.
Quand il a appris, en fin de journée, le décès du comédien Niels Arestrup, à l’âge de 75 ans, ce dimanche 1er décembre 2024, Sébastian Lazennec a replongé quelques années en arrière. Au mitan des années 90, le futur comédien et metteur en scène sarthois, aujourd’hui directeur de la compagnie Groupe Déjà , était âgé de 20 ans. Et à la sortie du conservatoire d’art dramatique du Mans, il a passé un an à l’École du passage, à Paris. Un établissement fondé par l’acteur aux trois Césars de meilleur second rôle.
 Niels Arestrup a eu à cette époque une envie de passation, il donnait des cours lui-même, surtout aux élèves de deuxième année et il s’était entouré de pédagogues d’horizons très divers, notamment beaucoup du théâtre russeÂ
, se souvient le comédien de 50 ans.  Mais il y avait surtout une pédagogie basée sur l’esprit de troupe. On nous faisait comprendre que si on venait ici pour devenir une vedette, on n’était pas à la bonne adresse !Â
Un esprit qui a certainement accompagné celui qui passerait ensuite de nombreuses années au sein de la célèbre bande comique sarthoise, Utopium théâtre.
« Il était impressionnant »
Quant au patron de l’école, Niels Arestrup lui-même,  on le voyait souvent derrière une vitre dans son bureau, et quand il venait nous voir ou nous faire cours quelques fois, il était impressionnant avec cette voix et surtout une présence incroyable.Â
Mais contrairement à cette force brute un peu magnétique qu’il dégageait,  il restait toujours doux avec nousÂ
, se souvient Sébastian. Lequel avoue d’ailleurs ne pas avoir vraiment su, à l’époque, à qui il avait affaire. Déjà renommé dans le théâtre, mais peu connu du grand public à cette époque, Arestrup n’avait pas encore raflé les trois Césars qu’il glanerait sur le tard pour ses rôles au cinéma, en 2006, 2010 et 2014.  J’ai réalisé des années plus tard que c’était quelqu’un d’importantÂ
, sourit aujourd’hui le comédien sarthois.